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Le parrainage contre la pauvreté

19 août 2003, 20:00

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Parrainer un enfant nécessiteux de moins de 20 ans pour une durée déterminée : c?est le projet lancé hier par Satish Boolell, président du Mauritius Council for Social Services (Macoss). ?Nous n?avons pas inventé la roue. Des clubs de service appliquent déjà ce projet sur le continent africain. A Maurice, nous savons qu?il y a des gens riches qui veulent aider les enfants nécessiteux, mais ils ne savent pas comment s?y prendre. Avec ce projet, le Macoss vient leur faciliter la tâche tout en s?assurant que l?argent ne se perd pas en chemin.?

Pour mener ce projet, le Macoss a procédé à un inventaire des enfants nécessiteux vivant dans 23 institutions et orphelinats de l?île. 274 enfants de moins de 20 ans, ayant des besoins éducatifs, médicaux, sportifs ou autres, ont été recensés. La somme requise pour remplir mensuellement ces besoins est de Rs 500.

A partir du 1er septembre le Macoss propose à un particulier ou à une entreprise, désirant parrainer un enfant nécessiteux, de venir consulter la liste des institutions concernées au siège du conseil qui les mettra en rapport avec l?institution de leur choix.

Ils peuvent alors choisir l?enfant qu?ils veulent aider en fonction de son sexe, âge, région ou besoins et le parrainer pendant un, trois, six ou 12 mois. L?argent ira directement du parrain à l?institution qui remettra un coupon pour la somme donnée au parrain de même qu?un bilan mensuel des frais de l?enfant.

Enfants à identifier

Satish Boolell espère que les parrains intéressés ne financent pas que des enfants issus de leur communauté. ?Il faut créer un réseau de solidarité et mettre en pratique les belles phrases qu?on entend régulièrement, du genre ène sel lépep, ène sel nation.? Exhibant le poster du projet conçu par Kamla Ernest, membre du Macoss, il explique avoir choisi une fille plutôt qu?un garçon du fait que la paupérisation affecte davantage les femmes. Après un an, le Macoss qui n?est qu?une organisation ombrelle des ONG, cédera le projet à une ONG qu?elle mettra en place avec des volontaires. Celle-ci constituera un réseau de membres dont la tâche sera d?identifier les enfants nécessiteux vivant dans leur région. ?Nous n?allons pas parrainer la consommation d?alcool des parents de ces enfants. Il appartiendra au membre du réseau de faire un rapport sérieux sur l?enfant dans le besoin?, ajoute Satish Boolell qui souhaite que le projet s?étende aussi à Rodrigues et à Agaléga.

A quatre jours de l?assemblée générale du Macoss qui verra l?élection d?un nouveau président, Satish Boolell, qui ne se représente pas, a remercié tous ceux qui l?ont aidé. ? J?ai reçu plus que je n?ai donné?, a-t-il dit en précisant qu?il ne se retire pas en raison de critiques. ?On ne peut plaire à tout le monde. Ma plus grande satisfaction a été d?avoir gardé Macoss apolitique. Si je pars, c?est parce que j?estime qu?il faut savoir se retirer. On ne peut rester éternellement en place. Qui sait, peut-être que mon départ servira d?exemple à d?autres??

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