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Le National Heritage Trust Fund poursuivi

7 janvier 2005, 20:00

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Premlall Mahadeo, l?ex-directeur du National Heritage Trust Fund a juré un affidavit en Cour suprême pour réclamer que son ancien employeur, et Philippe La Hausse de Lalouvière, le président du conseil d?administration lui versent une somme de Rs 15 millions pour renvoi illégal. Ce dernier affirme cependant ne pas être au courant des dernières récriminations de Mahadeo.

Selon l?affidavit, Premlall Mahadeo reçoit en février 2004, une lettre en main propre de Philippe La Hausse de Lalouvière avec instruction d?en prendre immédiatement connaissance. La lettre de limogeage fait du bruit à l?époque. Le ministre des Arts et de la Culture d?alors, Motee Ramdass, affirme ne pas être au courant de la décision de ne pas renouveler le contrat de Mahadeo. Philippe de Lalouvière explique, lui que «c?était une décision du gouvernement» et que Mahadeo n?avait pas été licencié mais que son contrat n?avait pas été renouvelé. Toujours est-il que cette «décision du gouvernement» est suivie par une autre «décision». Signée par Pravind Jugnauth, le leader du Mouvement socialiste militant et et vice-Premier ministre cette fois-ci. Premlall Mahadeo est ensuite nommé conseiller au ministère des Finances.

Il semble que la «décision du gouvernement» ait été mal digérée par le principal concerné. Ce qui explique sa décision de poursuivre l?organisme et son président pour dommages et intérêts. Dans son affidavit, il explique aussi que ce dernier l?a presque mis à la porte du bâtiment, qu?on a fouillé ses affaires dont des documents et cartable, et qu?on a refusé qu?un chauffeur le reconduise chez lui.

Mahadeo, représenté par Me Rishi Pursem et l?avoué Appadoo, maintient aussi que Philippe la Hausse de Lalouvière a induit le conseil d?administration du National Heritage Trust Fund en erreur en affirmant avoir reçu des instructions venant du cabinet pour le limoger sur-le-champ. Sollicité, Philippe de Lalouvière se dit «bouleversé» par cet état de choses. «J?estime que c?est malhonnête de la part des hommes de loi de Mahadeo de ne pas m?informer et de ne pas informer le National HeritageTrust Fund de leurs démarches. Ils choisissent plutôt d?aller vers la presse. Je me pose des questions.»

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