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Le monde à l?envers...
Rekha Nungur implore les autorités de revoir leur décision concernant le rejet d?une application pour la patente de taxi de son époux, Ranjit. Celui-ci, selon Rekha, doit travailler comme chauffeur à temps partiel pendant la nuit sept jours sur sept. Une situation, qui met la vie familiale en péril, dit Rekha.
Ranjit Nungur est détenteur d?un permis pour travailler dans un taxi depuis une dizaine d?années. Il est appelé à le faire pendant la nuit seulement pour le compte d?un propriétaire d?un taxi. ?Je n?ai jamais envisagé de faire le taxi marron, car je pensais que mon tour viendrait pour l?obtention d?une patente en bonne et due forme.?
En octobre de l?année dernière, la National Transport Authority (NTA) lance un appel de candidatures pour l?octroi des patentes dans la région de Grand-Baie. Ranjit Nungur soumet sa demande. Six mois plus tard, en avril, il reçoit une lettre de la NTA, l?informant que son ?application? est rejetée. Il effectue des démarches auprès du ministère des Infrastructures publiques et s?entend dire par le ministre que priorité sera accordée? aux taxis marrons. Il peut toutefois faire appel contre la décision de la NTA.
Ranjit Nungur ne comprend pas pourquoi ?ceux qui ont été toujours contre la loi sont aussi protégés, alors que les bons citoyens sont pénalisés?.
L?épouse de Ranjit, Rekha estime que son époux ne pourra pas travailler la nuit pendant des années encore. ?Il a deux enfants et c?est rare qu?il les voit. Quand les enfants rentrent de l?école, leur père part travailler et très souvent il rentre aux petites heures du matin pour se réveiller vers neuf heures, et les enfants sont déjà partis pour l?école?, dit Rekha. Cette dernière ajoute que son époux ne peut ni prendre un dîner en compagnie de ses enfants ni trouver le temps de les accompagner pour une sortie.
Elle lance un appel au ministère de la Femme pour qu?elle intervienne dans cette situation car leur vie familiale est à la dérive. ?Très souvent on parle de la consolidation de la famille, mais on nous pénalise ?, dit-elle avec amertume.
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