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Le MMM condamne la répression contre la presse
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Le MMM condamne la répression contre la presse
Paul Berenger se dit révolté. Il a fermement pris position contre les menaces du Premier ministre envers les journalistes et la poursuite des syndicalistes pour avoir participé à une manifestation. Il intervenait, hier, lors d?un meeting à La Louise, Quatre-Bornes, devant quelque 2 500 personnes.
«Ki kalite dominer ? Il y a des menaces contre les journalistes qui vont aux casernes. Des syndicalistes sont poursuivis parce qu?ils ont participé à une manifestation !» s?insurge Paul Bérenger. Il insiste sur le fait que concernant les syndicalistes, ces derniers ont été «responsables» et ils sont «respectables».
Rajesh Bhagwan a, lui aussi, pris position pour condamner vivement la démarche du gouvernement contre la presse.
Ce qui lui a donné l?occasion de faire un flash-back sur sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR). Ce dernier, ayant une majorité de trois quarts au Parlement, avait modifié la Constitution pour faire renvoyer les élections. «Il avait écrit que les élections de 1967 ont eu lieu en 1972. Et si on n?avait pas pris position, il l?aurait fait même après. SSR avait beaucoup de qualités mais il avait aussi beaucoup de défauts. Et, aujourd?hui, son fils fait la même chose. Il persécute les syndicalistes et persécute la presse», lance Paul Bérenger.
Par ailleurs, les critiques ont fusé contre le ministre des Finances, dans la mesure où le meeting a eu lieu dans sa circonscription. Pour Paul Bérenger, Rama Sithanen fuit un face-à-face avec le responsable économique du MMM, Vishnu Luchmeenaraidoo. «Je le condamne plus que tout, compte tenu de son parcours, pour avoir présenté un tel budget. Il n?a pas de c?ur.»
Le leader de l?opposition demande à l?assistance de soutenir les manifestations du parti, malgré le climat qui règne. Le MMM compte manifester pacifiquement pour réclamer des élections générales. Comme il compte manifester contre la Mauritius Broadcasting Corporation.
De plus, il demande au Premier ministre d?arrêter «de faire du cinéma» sur la réforme de l?industrie sucrière. «La vérité est que c?est lui en 1998 qui avait fait un cadeau à Belle-Vue, alors que quand nous sommes venus, nous avons tenté de rectifier le tir.»
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