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Le ministère plus souple envers les spécialistes
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Le ministère plus souple envers les spécialistes
UN MOIS après les menaces de sanctions brandies par le ministre de la Santé contre les spécialistes de l?Etat, le ministère serait-il devenu plus conciliant à leur égard ? En tout cas, les administrateurs sont plus flexibles par rapport à quelques-unes des nouvelles mesures prises dans le but de mieux contrôler la présence des spécialistes dans les hôpitaux.
Ainsi, les spécialistes sont libres de choisir l?heure à laquelle ils feront la deuxième tournée en salle l?après-midi imposée par le ministre. On se souvient que ce dernier avait insisté pour que cette tournée se fasse à 15 heures. Une manière pour lui de s?assurer que les praticiens soient à leur poste jusqu?à 16 heures. Mais, lors d?une réunion avec les responsables de la santé sur la question, les dirigeants de la Governement Medical and Dental Officers? Association (GMDOA) ont obtenu gain de cause.
Pas de sanctions immédiates
Ils ont également réussi à convaincre les administrateurs du ministère que le ?special book ?, introduit par le ministre pour noter leurs commentaires et autres observations après chaque ?ward round?, n?avait pas sa raison d?être étant donné qu?il existe déjà un dossier pour chaque patient. ?Nous notons déjà nos observations sur l?évolution de l?état du patient dans son dossier. Il existe donc des preuves que nous l?avons bien vu à différents moments de la journée?, expliquent des spécialistes.
En dépit de ses nombreux avertissements depuis début octobre aux médecins ?récalcitrants?, le ministre de la Santé ne compte pas prendre des sanctions de sitôt. ll vient d?annoncer qu?il leur accorde encore un délai d?un mois pour se ressaisir.
Ce qui agace les spécialistes, c?est qu?ils doivent obligatoirement avoir l?autorisation du Chief Medical Officer (CMO) ou du secrétaire permanent pour un retard ou pour quitter l?hôpital plus tôt. D?ailleurs, une circulaire a été envoyée au début du mois à tous les hôpitaux faisant état de cette nouvelle décision du ministère. Avant, il suffisait au médecin de demander la permission à son chef de département comme cela se fait dans les autres départements de la fonction publique.
Les dirigeants de la GMDOA contestent avec véhémence cette nouvelle mesure et ne comptent pas rester tranquilles. D?abord, ils ont l?intention de rencontrer le chef du service civil pour voir si cette mesure est appliquée dans l?ensemble de la fonction publique. ?Si tel n?est pas le cas,cela veut dire que c?est du harcèlement de la part du ministre?, dit Dr Rajendranath Goordoyal, président de la GMDOA.
De l?avis du syndicat, cette nouvelle mesure est contraire à l?esprit de décentralisation des responsabilités souhaitée dans la fonction publique. ?Il s?agit de petits détails relevant de l?administration quotidienne de l?hôpital. C?est au directeur de gérer la situation. C?est comme si le PS ou le CMO n?avait rien d?autre à faire que d?attendre les coups de téléphone pour accorder des permissions pour une arrivée tardive ?, s?indigne le Dr Goordoyal. L?exécutif de la GMDOA se rencontre cet après-midi pour décider de la marche à suivre.
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