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Le mandat du président de la République évoqué
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Le mandat du président de la République évoqué
«C?est clair qu?il s?agit du mandat du président», «Cela ne peut être que pour voter pour le prochain président»? Les spéculations vont bon train depuis que, tôt samedi matin, le Premier ministre a annoncé que les travaux parlementaires sont ajournés au 19 septembre. Mais la plupart des députés semblent y trouver comme seule explication le fait que le mandat du président de la République arrive à son terme dans un peu plus d?un mois. «Sinon pourquoi septembre ?» fait ainsi ressortir un membre de la majorité parlementaire.
Tous ceux siégeant au Parlement y seront donc de nouveau réunis le vendredi 19 septembre à 14 h 30. Après cette séance, les travaux parlementaires seront une nouvelle fois ajournés pour reprendre en novembre.
Le mandat de sir Anerood Jugnauth comme président de la République expire le 30 septembre et il n?y a clairement aucune urgence à traiter ce dossier. Un ministre nous assure pourtant que «c?est clair qu?il s?agit du mandat de président». La question a-t-elle été évoquée au sein du Conseil des ministres ? Notre interlocuteur devient subitement moins loquace mais insiste : «ça ne peut qu?être pour voter pour le prochain président.»
A ce stade, il n?y a absolument aucune indication sur le choix du prochain président puisque le Premier ministre a choisi de garder le secret. Mais les lobbies se font quand même et quelques noms sont cités parce qu?ils ont le profil idéal par rapport à une stratégie électorale anticipée.
Un observateur politique fait en effet ressortir que le choix du prochain président de la République se fera en fonction de la stratégie politique de Navin Ramgoolam par rapport aux élections générales de 2010. Or, il n?est pas dit que Ramgoolam ait déjà défini sa stratégie et il n?est pas non plus dit que le Premier ministre est prêt à la rendre publique deux ans avant les prochaines élections.
<B>Président intérimaire</B>
Si le Premier ministre choisit de renouveler le mandat de SAJ au poste de président de la République (cette décision ne sera pas sans incidence sur la scène politique), il proposera alors le nom de ce dernier par voie de motion le 19 septembre et SAJ sera réélu par une simple majorité. La procédure est la même pour tout autre candidat éventuel.
Il est à noter que même si le mandat du président de la République est d?une durée de cinq ans, il se pourrait que le Parlement élise quelqu?un pour une durée moindre comme cela a été le cas pour Karl Offman. En effet, après la démission de Cassam Uteem comme président en 2002, suivie de celle d?Angidi Chettiar comme vice-président, le Parlement avait élu un président «intérimaire» en la personne de Karl Offman. Il était entendu (à la suite d?un accord officieux) que ce dernier démissionnerait quand SAJ passerait le flambeau de Premier ministre à Paul Bérenger le 30 septembre 2003.
A souligner aussi le fait que, dans l?éventualité où personne n?est nommé après l?expiration du contrat de SAJ, ce dernier est tenu de «continue to hold office until another person assumes office as President». Et s?il refuse de le faire, c?est le vice-président qui assumera l?intérim en attendant la nomination d?un titulaire.
Mais quel que soit le scénario qui se jouera, Navin Ramgoolam aura réussi un autre pari. Celui de garder pratiquement tout le monde dans le suspens.
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