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Le laisser-aller dénoncé

15 juillet 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les balançoires n?ont plus de sièges alors que le toboggan est éventré. Tous les équipements des deux jardins d?enfants d?Olivia, l?un dans le quartier appelé Boutique Charlie et l?autre dans celui connu comme Boutique Thérèse, sont endommagés et rouillés. Dans la plupart des cas, il faut les remplacer.

Plusieurs années après sa construction, le terrain de volley-ball n?a toujours pas de poteau. La bibliothèque se trouvant à l?étage du village hall n?est toujours pas opérationnelle.

Trois travailleurs sociaux, Mary-Jane Anna, Kersley Mavouse et Stéphano Antonio ont pris les devants pour dénoncer le laisser-aller dans le village. «Les conseillers n?ont pas tenu leurs promesses. Rien ne bouge dans le village. C?est la raison pour laquelle nous avons décidé de former un groupe de travailleurs sociaux pour défendre l?intérêt des villageois», explique Kersley Mavouse.

Depuis les villageoises il y a trois ans, des infrastructures de sports et de loisirs ne sont toujours pas en service. «Si on n?avait pas de terrain de volley-ball, on aurait pu comprendre. Les conseillers sont incapables de faire installer des poteaux», déplore Stéphano Antonio.

Le comble : un pylône de téléphone a même été planté dans le terrain de volley-ball. «Au lieu de laisser ce terrain de jeux dans un état d?abandon, certains jeunes y ont installé un panier de basket-ball. Au moins, ils pourront pratiquer une autre discipline sportive», souligne Kersley Mavouse.

Problème de transport

Olivia a le meilleur terrain de foot de toute la région. Cependant, celui-ci n?est pas éclairé. «Beaucoup de joueurs de foot travaillent et rentrent en fin d?après-midi. Si le terrain était éclairé, ils auraient pu s?entraîner le soir. Le conseil de village n?organise plus des tournois de foot. Ce qui démotive les footballeurs. Jeunesse Olivia, une équipe qui évoluait en deuxième division, est inactive», explique Kersley Mavouse.

Les trois travailleurs sociaux attirent aussi l?attention sur une courbe dangereuse à la hauteur de l?église Sainte-Hélène. «On aurait dû installer des dos d?âne parce que les véhicules roulent à vive allure sur cette route», suggère Kersley Mavouse.

Le problème de transport affecte beaucoup les habitants : il n?y a pas d?autobus à destination de Rose-Hill à partir de 16 h 30. «A cette heure, les bus s?arrêtent à Montagne-Blanche où se trouvent le garage des propriétaires. Il n?y a pas de bus en direction de Port-Louis qui s?arrête à Bel-Air-Rivière-Sèche. Nous avons à dépendre des taxis trains. Les étudiants prenant des leçons particulières sont gravement pénalisés», explique encore Kersley Mavouse.

La situation s?aggrave les jours fériés et les dimanches. «Des proches et parents n?osent pas nous rendre visite. Ils savent qu?ils auront des problèmes pour rentrer, faute d?un moyen de transport», dit Kersley Mavouse.

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