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Le Joint Economic Council prône l?ouverture de l?économie

30 janvier 2006, 20:00

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?L?ouverture de l?économie n?est pas débattable puisqu?il n?y a pas d?alternatives?, déclare Ariff Currimjee, président du Joint Economic Council (JEC). Le porte-parole du secteur privé pense qu?il faut établir une plate-forme compétitive qui permettrait à Maurice d?attirer des investissements tant étrangers que locaux.

Pour le JEC, il faudrait que l?on délaisse le modèle des piliers économiques pour une approche plus multiple où l?économie ne serait plus la somme de quelques secteurs mais l?addition d?une pluralité économique. Ce nouveau modèle implique une rationalisation des politiques d?incitations sectorielles. Il faudrait une uniformisation des traitements fiscaux.

Le JEC est pour un traitement allégé et homogène. ?Nous devons laisser les secteurs croître. L?ouverture de l?économie est de permettre aux gens d?identifier les opportunités et de les réaliser?, déclare Ariff Currimjee.

Pour que cela arrive, il faudrait que l?on ne fasse plus de différence entre l?investissement privé local et étranger. Il faut une plate-forme générique d?incitations qui est valable pour tous les investisseurs. C?est comme cela que nous attirons les investissements étrangers.

?Nous rencontrons chaque semaine des investisseurs étrangers qui s?en vont dégoûtés par la bureaucratie?, déclare Ariff Currimjee. Le JEC est également pour la libéralisation des lois du travail qui favoriserait plus de flexibilité entre les secteurs. Le JEC est également pour plus de flexibilité au niveau du travail des étrangers.

Baisse des tarifs de télécommunications

L?ouverture passe aussi par l?ouverture de l?accès aérien et la baisse des tarifs de télécommunications. ?On a besoin d?être connecté à nos marchés et à nos fournisseurs?, déclare Ariff Currimjee. Le président du JEC persiste et signe : ?On ne peut pas laisser la compétitivité de Maurice entre les mains d?Air Mauritius et de Mauritius Telecom?, déclare Ariff Currimjee. Dans l?optique de l?ouverture de l?économie, le JEC estime qu?il faut laisser aux étrangers le droit d?acheter des biens immobiliers.

STATISTIQUES

Prévisions : regain d?optimisme malgré les instabilités

■ Malgré les difficultés économiques du moment, la croissance devrait reprendre une trajectoire ascendante. Elle passera de 3 % en 2005 à 5,1 % pour l?année en cours. Ce sont du moins les premières prévisions du Bureau central des statistiques (BCS) publiées hier.

Le BCS table sur une bonne récolte sucrière, soit une production de 570 000 tonnes de sucre. La baisse de prix de 5 % prévue pour 2006 dans le sillage de la refonte du régime sucrier en Europe (la réforme sucrière européenne préconise une réduction des prix par étapes : 5 % en 2006-07, 5% en 2007-08, 15,6% en 2008-09 et 36 % en 2009-10) n?aura pas de conséquence significative sur les recettes. Les projets Integrated Resorts Schemes (IRS) vont donner plus de punch à la construction en 2006. Le secteur qui a connu une décroissance l?année dernière devrait rebondir grâce à des développements fonciers et immobiliers de grande envergure dans diverses régions du pays.

Le tourisme apportera le sourire à l?économie, prédisent les statisticiens. Les arrivés touristiques se chiffreront à 825 000 pour l?année, soit une hausse de 8,5 % par rapport à l?année dernière. Un meilleur accès aérien et des efforts pour promouvoir la visibilité de la destination mauricienne à l?étranger sont les principaux éléments de ce regain d?optimisme pour les secteurs de l?hébergement, du voyage et de la restauration.

Par contre, le climat morose persiste pour le textile-habillement. Le BCS prévoit une décontraction de 4 % de la zone franche en raison de l?intensification de la concurrence internationale alimentée principalement par les fabricants à faibles coûts, dont la Chine.

Les efforts de restructuration des entreprises commenceront toutefois à porter leurs fruits, disent les statisticiens. L?industrie remonte graduellement la pente (la décroissance en 2005 était de l?ordre de 13 %). La zone franche manufacturière devrait terminer l?année avec des recettes d?exportation tournant autour de Rs 32 milliards.

La distribution avait enregistré une croissance inférieure à celle de l?année dernière en raison d?une baisse anticipée au niveau de la demande des ménages. Celles-ci vont réajuster leurs achats avec les hausses du prix des articles de consommation.

Les services financiers maintiennent leur tendance à la hausse en 2006. Le secteur va générer une croissance de 7 %, tirée principalement par une bonne performance des banques offshore qui devront afficher une progression de 13% de leur business. L?activité des banques commerciales connaîtra, elle, une hausse de 5%.

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