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Le H5N1 confirmé en Israël, une personne hospitalisée

18 mars 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une personne travaillant dans un élevage du sud d?Israël où des milliers de volailles ont succombé à la forme la plus virulente de la grippe aviaire a été hospitalisée, a annoncé vendredi une porte-parole de l?établissement.

Deux autres personnes sont, quant à elles, en cours de transfert vers l?hôpital, a précisé la porte-parole.

Peu auparavant, le ministère de l?Agriculture avait confirmé que les milliers de dindes et de poulets morts dans deux élevages proches de la bande de Gaza avaient contracté la souche H5N1 de la grippe aviaire.

«La nuit dernière, nous avons signalé à l?Organisation mondiale de la santé que le virus avait atteint Israël», a déclaré le Dr Moshé Haimovitch, un haut responsable du ministère de l?Agriculture, lors d?une conférence de presse.

L?autorité palestinienne a, elle aussi, été informée et priée de procéder à des inspections dans les poulaillers en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a-t-il ajouté.

Exemple rare de coopération israélo-palestinienne, Israël procède, pour le compte de l?autorité palestinienne, à des analyses sur des volailles retrouvées mortes dans les territoires palestiniens.

Quarantaine avant abattage

L?Union européenne a par la suite interdit les importations de volaille en provenance d?Israël.

Plus de 10 000 volatiles ont succombé ces derniers jours au virus dans deux kibboutzim du sud d?Israël, celui d?Ein Hashlosha et celui de Holikt, tous deux situés à proximité de la bande de Gaza, ont fait savoir des responsables.

Les autorités sanitaires ont placé le secteur en quarantaine et s?apprêtent à abattre des centaines de milliers de volatiles dans les environs, rapportent les médias israéliens.

La souche H5N1, fortement pathogène, de la grippe aviaire s?est propagée à une vitesse alarmante ces dernières semaines en Europe, en Afrique et dans une partie de l?Asie.

Au Danemark, les autorités ont annoncé jeudi l?identification d?un premier cas, celui d?une buse trouvée morte dimanche dernier sur une plage, au sud de Copenhague.

Le virus poursuivant sa progression sur la planète, les Etats-Unis semblent résolus à prendre la menace au sérieux, en raison du risque qu?il peut poser à la sécurité nationale.

En Afghanistan, pays démuni où les volailles font partie du quotidien, la présence du virus est considérée comme un désastre.

Compensation aux éleveurs

Le gouvernement afghan a annoncé l?abattage des oiseaux atteints, la fermeture et la désinfection des marchés, le versement de compensations aux paysans lésés ainsi qu?une campagne de sensibilisation de la population.

La Malaisie, qui a vu le mois dernier le retour du virus sur son territoire après un an d?absence, a, elle aussi, fait état jeudi d?un nouveau foyer de contamination au virus H5N1, comme la Birmanie.

En Inde, plus de 17 000 volailles ont été abattues dans l?Etat indien du Maharashtra où un nouveau foyer grippal a été découvert mardi, tandis qu?aux Pays-Bas, où aucun cas de grippe aviaire n?a encore été recensé, les éleveurs de volailles vont vacciner leurs volailles, comme l?avait déjà fait la France.

Dans certains pays comme l?Algérie, pays encore indemne de toute contamination, mais se trouvant sur le chemin des oiseaux migrateurs, la psychose a déjà ruiné nombre d?aviculteurs.

En France, où la psychose est moindre, le battage médiatique est jugé excessif par 70 % des habitants, qui sont presque autant à considérer, ressort-il d?un sondage, que le meilleur moyen d?être solidaire des éleveurs est de continuer à manger du poulet.

Paradoxalement, en Azerbaïdjan, où trois personnes viennent de mourir de la grippe aviaire, la confiance règne aussi: aux yeux des habitants, cette maladie est une «mystification». Conséquence, presque tous refusent d?abattre leurs volailles, comme l?ont pourtant ordonné les autorités.

En Suisse, l?apparition de nouveaux cas a coïncidé jeudi avec un appel, tout à fait inhabituel, du groupe pharmaceutique Roche aux gouvernements, pour les inciter à constituer des stocks dans l?éventualité d?une épidémie.

Le laboratoire se fait fort d?augmenter d?un tiers sa capacité de production du Tamiflu, le seul antiviral considéré comme efficace contre la grippe d?origine aviaire chez l?homme et dont la production passera de 300 à 400 millions de traitements d?ici la fin de l?année.

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