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Le Groupe François de Grivel investit Rs 100 millions pour son expansion
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Le Groupe François de Grivel investit Rs 100 millions pour son expansion
Le Groupe François de Grivel prévoit d?investir Rs 100 millions en 2007 pour ses projets d?expansion et employer 100 personnes de plus. Le groupe compte actuellement 1 600 employés. Il est dédié aux produits dits non textiles. Il investira dans des équipements de pointe micro-mécaniques et électroniques.
A la suite de la création de l?EPZ (Export Processing Zone) en 1971, ce groupe a progressé en se développant dans le secteur haut de gamme. Il projette de continuer sa diversification à St.-Antoine. ?Nous cherchons encore à nous développer. Nous avons un projet industriel biologique et paramédical. Nous pensons à la production de pacemakers?, annonce François de Grivel, président-directeur général du groupe.
L?export des produits haut de gamme se porte bien. Le groupe François de Grivel en est un exemple. ?Grâce au haut de gamme, nous pouvons être compétitifs avec des concurrents tels que la Chine, le Bangladesh, l?Inde, le Mexique et même Madagascar?, affirme François de Grivel.
Rajesh Jeetah, ministre du Commerce et de l?Industrie, a visité, hier, six des usines de ce groupe, situées dans la zone industrielle de St.-Antoine. Il s?est notamment rendu dans les ateliers d?Aremo Ltd, d?Equinoxe, de Marguerite Poudre d?Or Ltée, d?ISM Ltd, d?Island Brush Co. Ltd et de Historic Marine.
Insistance acharnée sur la qualité
Ces compagnies produisent toutes des marchandises haut de gamme, pour l?export, principalement vers les marchés européens. Elles se spécialisent notamment dans la production de cadrans et de mouvements pour montres, de bijoux, de maquettes de bateaux, de figurines de collection et de pinceaux. Les bijoux fabriqués par Aremo Ltd et les cadrans de montres provenant des ateliers d?Equinoxe et d?ISM Ltd sont commandités par de grands noms et des marques évocatrices de qualité et de luxe.
Le secret de la réussite du groupe se résume par une insistance acharnée sur la qualité. A ISM, par exemple, 45 % des produits sont retravaillés en interne afin d?assurer qu?ils sont à la hauteur des normes. ?Nous avons toujours cru dans la valeur ajoutée et travaillons toujours dessus?, soutient François de Grivel.
Le groupe compte actuellement 12 compagnies d?exportation dont la vaste majorité des employés sont de Mauriciens. Le problème de main-d??uvre qualifiée se pose cependant. ?Nous prenons surtout des gens de l?Industrial and Vocational Training Board (IVTB). Mais il faut compter quatre mois pour qu?un opérateur soit autonome et un an de réglage?, explique Patrick Hill, directeur d?ISM Ltd.
Les différentes usines du groupe François de Grivel misent aussi beaucoup sur l?utilisation de moyens technologiques et d?outils de pointe. L?apport de la main-d??uvre spécialisée reste cependant de rigueur. Elle n?est pas toujours disponible localement. Aremo Ltd, par exemple, qui fabrique des bijoux, a dû faire appel à 20 employés indiens.
La compagnie compte 130 membres parmi son personnel. A l?origine, elle s?était installée à Maurice à cause des tarifs fiscaux applicables pour l?export. ?Il y a 26 ans, quand nous avons commencé, il y avait 42 % de taxe pour exporter de l?Europe vers les Etats-Unis. Aujourd?hui, le taux est de 26 %, mais nous sommes déjà implantés ici et avons des projets d?expansion avec la création de notre propre ligne?, explique Rainer Götze, président d?Aremo Ltd.
La formation des employés est cruciale dans ces entreprises haut de gamme. Elle constitue aussi leur force concurrentielle. Marguerite Poudre d?Or Ltée, se différencie grâce à la dextérité de ses 99 employés. Cette compagnie fabrique des figurines et de miniatures de collection en résine.
Lancée il y a 20 ans, l?entreprise travaille exclusivement sur commande et sous licence. ?Aujourd?hui nous nous battons contre la concurrence qu?est la Chine. Notre grand atout reste notre savoir-faire?, commente Bruno Baratte, directeur de production de Marguerite Poudre d?Or Ltée.
A Historic Marine, qui exporte des maquettes de bateaux et des produits artisanaux, l?expérience du personnel joue aussi un grand rôle. ?80 % de nos employés sont avec nous depuis plus de 15 ans?, explique Serge Piat, assistant directeur.
Lors de sa visite, Rajesh Jeetah a assuré que le gouvernement fera l?intermédiaire entre les entreprises et les institutions éducatives. ?Nous allons discuter avec le Lycée polytechnique et l?IVTB à propos de la formation des Mauriciens.?
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