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Le Front national continue de peser sur la vie politique française
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Le Front national continue de peser sur la vie politique française
Quatre ans après le coup de tonnerre du premier tour de l?élection présidentielle du 21 avril 2002, l?extrême droite et son leader, Jean-Marie Le Pen , continuent de peser sur la vie politique française, révèle un sondage IFOP-Acteurs publics publié hier dans Metro.
Sur 1 009 personnes interrogées les 6 et 7 avril, plus d?un tiers (35 %) estiment que l?extrême droite enrichit le débat politique, contre 65 % d?un avis contraire.
Elles sont 34 % à affirmer que l?extrême droite, incarnée notamment par le Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen, est proche des préoccupations des Français. Ce pourcentage est encore plus élevé parmi les ouvriers (43 %). A titre de comparaison, 43 % des personnes interrogées estiment que l?extrême gauche enrichit le débat politique.
Les pourcentages sont également très élevés parmi les employés (54 % estiment que l?extrême droite enrichit le débat politique) et les habitants des communes rurales (44 %). En revanche, 71 % des moins de 25 ans estiment que l?extrême droite n?enrichit pas le débat politique.
L?immigration est citée par 43 % des sondés comme étant le domaine dans lequel la présence de l?extrême droite paraît le plus utile pour enrichir le débat, suivie par la sécurité (31 %). Le chômage n?est cité que par 14 % des sondés, l?éducation par 7 % et la protection sociale par 5 %.
A titre de comparaison, le chômage et la protection sociale sont cités par 61 % des sondés comme étant les domaines dans lesquels la présence de l?extrême gauche paraît la plus utile pour enrichir le débat politique en France.
<B>«UN COURANT POLITIQUE MAJEUR»
«Émeutes dans les banlieues de l?automne 2005, mouvements sociaux consécutifs au contrat première embauche en 2006, autant de crises hexagonales qui (...) semblent renforcer l?extrême droite», commente Frédéric Dabi, directeur du département opinion publique de l?IFOP.
Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen avait provoqué la surprise et la stupeur en se qualifiant pour le second tour de la présidentielle aux dépens du premier ministre socialiste de l?époque, Lionel Jospin, en ralliant près d?un cinquième des suffrages. Le président Jacques Chirac avait largement battu le président du FN au second tour, grâce aux voix de la gauche.
Selon le sondage de l?IFOP, Jean-Marie Le Pen reste, en dépit de son âge (77 ans), l?homme qui incarne le mieux l?extrême droite en France pour près d?un Français sur deux (48 % des sondés). Il est suivi par le président du Mouvement pour la France, Philippe de Villiers (24 %), par la fille du président du FN Marine Le Pen (19 %). Bruno Mégret, transfuge du FN, n?arrive qu?en quatrième position (4 %) et le numéro 2 du Front, Bruno Gollnisch, au cinquième rang (2 %).
«La dernière élection présidentielle a achevé d?installer l?extrême droite comme un courant politique majeur» qui «ne manquera pas d?influer lors des prochaines échéances électorales nationales», conclut Frédéric Dabi.
<B>@ 2006 Le Monde ? avec Reuters
(Distribué par le New York Times Syndicate) </B>
<B>Le Pen ne «voit pas pourquoi» interdire l?arme atomique à l?Iran</B>
Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a réaffirmé qu?il ne comprenait pas pourquoi les pays occidentaux voulaient interdire à l?Iran de se doter de l?arme atomique. «Au nom de quel principe pourrait-on interdire à une grande puissance, à un grand pays très ancien comme la Perse, l?Iran, d?avoir les mêmes droits que les autres pays de la région ?» a déclaré le dirigeant d?extrême-droite sur France 2. «Israël, le Pakistan, l?Inde, la Chine, même la Corée du Nord ont un armement nucléaire et je ne vois pas pourquoi on pourrait interdire à l?Iran d?en avoir un», a-t-il poursuivi. «D?autant que la filière de l?enrichissement d?uranium 235 n?est pas la filière la moins coûteuse et la plus rapide puisque tous les autres pays ont fait leur bombe à partir du plutonium.» Jean-Marie Le Pen s?est dit certain que la bombe atomique, étant une «une arme de non emploi», ne présentait «pas un grand risque», puisqu?il y avait une «dissuasion réciproque». «Le pays qui entamerait une guerre nucléaire encourrait le risque d?être vitrifié par retour du courrier», a-t-il déclaré.
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