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Le FMI évoque les risques liés à la concentration bancaire

7 septembre 2003, 20:00

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La stabilité du système financier est passé en revue aujourd?hui lors d?un séminaire organisé par le Fond monétaire internatio-nal (FMI) et la Banque mondiale (BM). La journée de réflexion sera centrée sur l?étude du rapport des institutions de Bretton Woods sur le Financial Sector Assessment Programme (FSAP).

Le rapport est plutôt favorable pour le pays. ?Le système bancaire est bien capitalisé, liquide et généralement sain?, note le FMI. Mais il repose essentiellement sur l?industrie bancaire qui est dominée par deux principales institutions, la Mauritius Commercial Bank (MCB) et la State Bank of Mauritius (SBM) qui représentent à elles deux 70 % du marché.

Le ?capital adequacy ratio? qui est de 13,1 % est confortable et excède les 10 % réclamés par la réglementation de Basle, qui est de 8 %. Comparativement à l?Afrique le ratio des crédits défaillants (non- performing loans) est de 8 % seulement. Les banques ont fait un réel effort pour réduire leur niveau d?exposition sectorielle, notamment dans le textile.

Aux mains de deux banques

Mais le FMI remarque que notre système bancaire n?est pas exempt de risques. Il est exposé aux chocs externes et à un éventuel renversement de la conjoncture économique. La forte concentration de l?industrie bancaire accentuera la portée d?un choc sur les plans externe et domestique. En effet, le FMI note que le système bancaire pourrait souffrir de sa structure même, étant concentré aux mains de deux principales banques.

De plus, le porte-feuille du crédit est concentré sur le sucre, le textile et le tourisme principalement. Si ces secteurs arrivent à défaillir, le système bancaire en souffrira. ?Le degré d?exposition à ces secteurs affectera la qualité du porte-feuille de crédit des banques et menacera la stabilité du système financier en général?, estime le FMI.

Le crédit des banques vers le secteur privé est une source de préoccupation. Le portefeuille de crédit est dominé par des avances à des entreprises déjà lourdement endettées. La moitié des crédits octroyés vont vers des entreprises privées déjà financièrement alourdies. De plus, 75% des crédits sont de court terme, aussi une défaillance de leur part fragiliserait la stabilité financière des banques prêteuses.

Le processus de transformation de l?économie, laquelle est souhaitable et bien comprise, comporte néanmoins des risques. Bretton Woods apprécie la démarche des autorités de retourner l?économie de fond en comble. Les investissements engagés dans l?éducation et la cybercité sont bienvenus. Malgré tout, le FMI estime qu?il sera nécessaire de mitiger l?impact de cette transformation en le gérant bien, afin d?assurer la stabilité marcoéconomique et financière et la compétitivité du pays.

Le FMI juge également que le secteur offshore comporte des risques liés au blanchiment d?argent et aux malversations. Le FMI propose donc une série de mesures. Il encourage les autorités à améliorer la supervision des banques. Celle-ci, est-il stipulé, doivent renforcer leurs propres structures de supervision et de contrôle notamment à travers l?amélioration de leur audit interne. Le FMI encourage également la diversification du marché bancaire avec l?installation d?autres banques étrangères de réputation internationale.

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