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Le droit de l?Iran à enrichir l?uranium en discussion

11 décembre 2005, 20:00

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Les prochaines négociations avec les Européens sur le nucléaire devront porter exclusivement sur le droit de l?Iran à enrichir de l?uranium, a déclaré hier le ministère iranien des Affaires étrangères.

?Les négociations se concentreront sur le droit de l?Iran à enrichir de l?uranium?, a déclaré Hamid Reza Asefi, porte-parole du ministère, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Asefi a précisé que les négociateurs européens et iraniens devraient se retrouver à Vienne le 21 décembre. Les négociations entre les deux parties ont été rompues en août après la reprise par Téhéran de ses activités nucléaires sensibles sur le site d?Ispahan.

?Nous espérons qu?il sera fait attention aux réalités et aux droits de l?Iran lors de la réunion parce que nous croyons que la question (de l?enrichissement) mérite d?être examinée sans discrimination?, a déclaré Asefi. ?La prochaine réunion sera importante et tout dépendra de ces négociations?, a-t-il ajouté.

Des diplomates européens ont fait part de leur pessimisme quant à une possible avancée lors de ces pourparlers, étant donné que l?Iran rejette toute proposition l?empêchant d?enrichir de l?uranium sur son propre sol.

De son côté, l?Etat d?Israël n?exclut pas de recourir à la force contre des installations nucléaires en Iran même s?il privilégie pour le moment l?approche diplomatique menée par les Européens, a déclaré hier un responsable du gouvernement israélien.

Amos Gilad, stratège du ministère de la Défense, a démenti les informations du Sunday Times selon lesquelles le Premier ministre Ariel Sharon aurait placé l?armée en état d?alerte en vue d?une attaque, en mars, sur des sites utilisés par Téhéran pour enrichir de l?uranium.

Mais, a-t-il précisé, il n?est pas exclu qu?Israël considère de procéder à une attaque similaire à celle qu?il avait menée en 1981 contre le réacteur nucléaire d?Osirak, en Irak. ?Ce ne serait pas correct pour un pays qui fait face à une telle menace de nier qu?il pourrait étudier une option autre (que l?approche diplomatique)?, a déclaré Gilad à Radio Israël.

?Personne ne peut dire a priori qu?une option est exclue à l?avenir. Mais, en ce qui concerne le plan spécifique exposé si habilement dans l?article (du Sunday Times), je peux dire qu?il n?est pas correct?, a-t-il ajouté.

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