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Le dernier « walk out » avant les vacances
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Le dernier « walk out » avant les vacances
La présence de Dev Hurnam dans l?hémicycle, mardi, en dépit de sa condamnation par le Full Bench de la cour intermédiaire a fait les délices de l?opposition. Le Front Bench de la majorité, à l?exception de Paul Bérenger, s?est fait tout petit lors des débats suscités par les questions du député de Pamplemousses-Triolet.
Les travaillistes, qui affûtent déjà leurs armes en prévision de l?élection partielle à Piton-Rivière-du-Rempart, en ont fait leur détonateur pour un nouveau walk-out, suivi, comme de coutume, d?un point de presse. Navin Ramgoolam, puis Madun Dulloo, ont accusé tout à tour le bouillant avocat et parlementaire d?abuser de son siège de député pour régler ses comptes avec la justice.
À bien tendre l?oreille dans les couloirs du parlement, on sentait que les déboires de Dev Hurnam ne laissaient pas la majorité indifférente.
« Le Front Bench ne semble pas chaud pour le défendre », confiait le leader de l?opposition alors qu?il se dirigeait vers le Committee Room pour animer le point de presse.
« C?est tout simplement inélégant », a indiqué pour sa part un ministre du Mouvement socialiste militant en ajoutant que « c?est surtout un problème interne au Mouvement militant mauricien et que c?est au député de décider en son âme et conscience ».
Le malaise a aussi gagné l?entourage du PMSD. Un proche de Maurice Allet a confié que ce dernier envisageait même d?adresser une note à un quotidien pour souligner que « l?allusion au passé de Dev Hurnam à la présidence du PMSD est hors de propos ».
Le scénario mijoté par l?opposition a cependant failli faire long feu à cause d?une maladresse verbale du leader de l?opposition lors d?une question supplémentaire axée sur l?école de médecine dentaire qui a ouvert ses portes à Arsenal.
En effet, dans le feu de l?action, Navin Ramgoolam a insinué que de l?argent a changé de mains pour faciliter certaines démarches. Les parlementaires de la majorité se sont insurgés en exigeant que Navin Ramgoolam retire de telles allégations. Il a alors essayé de tergiverser, jetant un flou sur les bancs de l?opposition. Mais il s?est bien vite rendu compte qu?il risquait l?expulsion et qu?une telle sanction n?en valait pas la chandelle.
Lors des deux questions inscrites au nom de Dev Hurnam, Madun Dulloo s?est mis debout dès que ce dernier a lancé sa question. Dulloo voulait d?abord savoir la signification de la lettre R attachée aux deux questions. Le speaker explique que cette annotation indique que le député, qui vient d?être condamné par la cour intermédiaire, a adressé une lettre au secrétariat de l?Assemblée nationale pour déclarer ses intérêts.
Les travaillistes ramassent leurs dossiers
Dulloo insiste alors pour avoir copie de la lettre. Il fait mine de chercher parmi ses papiers, tandis que d?autres parlementaires de l?opposition font de même. La présidence réplique que le document qui figure sur la liste des papers laid est disponible à la bibliothèque. Le député n?en démord pas : il veut pouvoir consulter cette lettre. Le ton monte.
En l?absence de cette lettre, les travaillistes ramassent leurs dossiers et emboîtent le pas à Madun Dulloo. Ce dernier reprochera une fois de plus au secrétariat de n?avoir pas fait circuler la lettre de Dev Hurnam.
Le speaker ferme la parenthèse par une déclaration en fin d?après-midi.
Il explique que : « The fact that a document is borne on the list of papers laid on the Table does not necessarily require that copy of it be actually made available to Hon. Members. »
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