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Le début de la fin de la culture d?impunité
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Le début de la fin de la culture d?impunité
On peut penser résoudre un problème quand on se rend compte qu?il existe. Les conclusions du rapport de la Commission nationale des droits de l?homme (CNDH) relèvent les failles qui ont entraîné la mort de Rajesh Ramlogun pendant sa détention, résultant d?un acte malveillant.
Pour les organisations non gouvernementales (ONG) qui ?uvrent pour la protection des droits humains, ce rapport constitue une importante victoire dans la lutte contre notre dépendance à la violence. ?Je sens que c?est le début de la fin de la culture d?impunité qui sévit à Maurice depuis très longtemps.Une société qui se dit civilisée ne peut accepter la brutalité policière. Une autre bonne chose est qu?il semblerait que le principe de la compensation a été acquis?, estime Linley Couronne, président de la section locale d?Amnesty International.
Même Justice, autre ONG, souvent très critique envers la CNDH, dit maintenant ?apprécier la diligence de la Commission et le délai très raisonnable dans lequel l?enquête a été bouclée?. La prochaine étape sera de remettre une copie du rapport ?au commissaire de police, à chaque magistrat, juge, parlementaire, au président du Bar Council et à tous ceux concernés par les droits fondamentaux des Mauriciens?.
Un membre fondateur de Justice, l?avocat Jean-Claude Bibi, souhaite toutefois ajouter un bémol à cet élan d?enthousiasme. Il rappelle que le paragraphe 28 du rapport annuel de la CNDH en 2002 avait annoncé l?élaboration d?une base de données répertoriant les noms des policiers contre lesquels des plaintes étaient fréquemment logées. Cette initiative devait permettre à la Commission de ?suivre de près (leur) conduite?. Ce paragraphe faisait aussi état de la décision de ?prendre note des postes de police d?où émanent de nombreuses plaintes?.
Pour Jean-Claude Bibi, la question qui se pose est ?si le suivi a été fait ou sera fait, et quelles mesures pratiques seront prises pour éliminer toute risque de violence contre les détenus?. Le rapport de la CNDH montre ?clairement que la torture existe à Maurice. Qui dit torture dit tortionnaires?.
Right Now !, est elle aussi ?satisfaite du rapport?. ?C?est un signal de la volonté de mettre une fin à la brutalité policière. Les gens vont devoir rendre des comptes?, affirme la présidente, Shakti Callikan. Il s?agit maintenant de savoir ?si effectivement il y a des éléments suffisants pour poursuivre les policiers impliqués?. Elle se dit ?heureuse que les propositions de la CNDH aillent dans le même sens que celles de Right Now ! ?
L?ONG a recommandé des mesures pour assurer la protection des droits des citoyens lors des arrestations et interrogatoires.
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