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Le conseil d?administration de la CWA annule un exercice de recrutement

27 mars 2008, 00:00

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Le conseil d?administration de la CWA annule un exercice de recrutement

La direction de la Central Water Authority (CWA) nage en eaux troubles. Son conseil d?administration a fortement rejeté, le 19 mars, un exercice massif de recrutement pour des releveurs stagiaires (trainee meter reader). La résistance a été telle que l?exercice a finalement été gelé.

Dans les milieux proches du conseil d?administration, l?on soutient qu?«il est inacceptable que la direction s?embarque dans un exercice de recrutement pour plusieurs releveurs stagiaires sans que l?aval du conseil d?administration n?ait été obtenu. C?était impératif vu l?ampleur de l?exercice». Sollicité par l?express, le directeur général de la CWA, Harry Booluck, a lancé : «Difficile pour moi de vous dire quoi que ce soit sur cette question.»

Mais du côté de la direction, l?on avance que «comme il nous fallait consolider notre département de Non Revenue Water, il était important que nous prévoyions des effectifs. Il n?y avait aucun agenda caché mais nous avons paré au plus pressé. Il ne faut pas non plus trouver des problèmes là où il n?y en a pas». Un appel à candidatures a même été lancé par le biais, entre autres, du ministère du Travail.

Sauf que le conseil d?administration est irrité que les procédures n?ont pas été suivies et cela, à plusieurs niveaux. «A l?heure où il est question de bonne gouvernance, le conseil d?administration se retrouve avec des recrutements en masse, sans qu?il n?y ait de justificatifs et sans que la filière normale n?ait été suivie. C?est au board d?être le rempart de telles actions qui pourraient nuire à la CWA. On va s?exposer à des critiques même si l?intention n?était pas de faire du copinage politique.»

<B>Profonde divergence</B>

Appelé à commenter cette controverse, le président du conseil d?administration, Hussein Subratty, a choisi de rester très évasif : «Nous avons effectivement eu des discussions avec la direction sur ces recrutements. Mais vous imaginez qu?au nom de l?éthique, il n?est pas question pour moi de vous dire quoi que ce soit. Je défends toujours des principes.»

Cette profonde divergence entre Harry Booluck et le conseil d?administration est le premier macadam depuis son arrivée aux commandes. Au ministère des Services publics, la direction de la CWA n?est pas toujours en odeur de sainteté. Elle est même quelquefois égratignée lors des réunions.

Le staff committee du conseil d?administration, dont les attributions sont notamment d?étudier les dossiers de recrutement, a même été pris de court par cet exercice. Surtout que des entretiens avaient lieu au quartier général de la CWA à St-Paul, sans que le conseil d?administration ne soit informé.

Mis au parfum, les membres du conseil d?administration se sont informés de la situation auprès de la direction. Les jours suivant, la direction a alors décidé de porter le dossier au conseil d?administration. Ce qui a mené à une «forte objection». Il est maintenant question, après davantage de discussions, de recommencer l?exercice de recrutement.

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