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Le chef juge Sik Yuen : «800 procès en attente»

28 juin 2008, 00:00

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Le chef juge Bernard Sik Yuen a indiqué hier qu?environ 800 procès attendent d?être traités dans les cours de justice. Il l?a dit haut et fort lors d?un séminaire sur les droits humains où il a également annoncé l?entrée en opération de la cour des affaires commerciales en janvier 2009.

Certains des procès datent de 1995, a révélé Bernard Sik Yuen, qui s?est dit conscient des difficultés que rencontre le service judiciaire au niveau des infrastructures. Il a aussi fait état des récents développements survenus, citant la mise en service des tribunaux à vocation spécifique, la création de la Family Court, et, depuis janvier dernier, la tenue de la cour d?assises sans interruption tout le long de l?année.

Le chef juge s?est félicité que 24 procès pour drogue et crimes ont été entendus au premier trimestre. A ce rythme, a-t-il déclaré, les affaires en attente seront toutes entendues d?ici la fin de l?année. Se disant confiant que les cours de justice vont favoriser la protection des droits humains, il s?est prononcé pour la formation continue du personnel du service judiciaire afin qu?un meilleur service soit offert.

A propos des infrastructures des tribunaux, Bernard Sik Yuen a parlé de «the sanctity and the solemnity of a Court which provides the necessary cocoon of comfort and security without which there can be no serenity which is the essential ingredient for rendering quality of justice». Au fil des années, le service judiciaire a montré des signes de fatigue tant en ce qui concerne ses infrastructures que dans son organisation administrative.

Des infrastructures en piteux etat</B>

«Yet, it cannot be said that there is a lack of goodwill and commitment from the powers.» La synergie est là, a-t-il dit, mais il manque toujours la vitesse d?exécution. L?état de décrépitude des bâtiments abritant les tribunaux de Moka et de Bambous a été relevé. Les salles d?audience du tribunal de Rose-Hill ont dû être aménagées pour faire de la place à la cour de Moka.

Des visiteurs étrangers participent à ce séminaire : Johann Van der Westhuizen, juge de la Cour constitutionnelle sud-africaine, sir Dennis Byron, juge permanent de la Cour criminelle internationale du Rwanda, James Heenan, représentant du Bureau du haut-commissaire des Nations unies sur les droits humains, et Francis Mac Grégor, président de la Cour d?appel des Seychelles.

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