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Le Centre Nelson-Mandela sort du champ culturel
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Le Centre Nelson-Mandela sort du champ culturel
Brusque changement d?orientation. L?organisation d?activités culturelles ne suffit plus au centre culturel Nelson-Mandela. Son président s?est assigné une nouvelle mission : contribuer au développement économique des descendants d?esclaves.
?Comment voulez-vous demander à des gens défavorisés d?investir dans la culture quand ils doivent faire face à d?énormes difficultés économiques ?? Interrogation de Jocelyn Gracieuse, président du conseil d?administration du centre Nelson-Mandela.
?Nous avons décidé de diversifier nos activités. Malgré l?abolition de l?esclavage, beaucoup de descendants d?esclaves, dans les régions défavorisées et les régions côtières, sont prisonniers de difficultés économiques.?
Dans cette optique, le conseil d?administration a décidé de transformer le centre Nelson-Mandela en courroie de transmission. ?Il y aura un bureau et un numéro de téléphone où les gens désirant demander un prêt pour démarrer une petite entreprise ou tout autre renseignement de cette nature pourront appeler. Nous serons là pour mettre en contact les gens et les institutions.?
Jocelyn Gracieuse a dévoilé les nouvelles intentions du centre, hier lors d?une conférence de presse organisée pour annoncer la série d?activités marquant la journée internationale du Souvenir de la traite négrière et de son abolition. Commémoration qui débute aujourd?hui avec le lancement de la deuxième édition de Ze ek Melia, BD sur l?esclavage, publiée en 2004 et rééditée avec des fonds de l?Unesco. Jeudi, le Dr Richard Allen, du Framingham State College des Etats-Unis, donnera une conférence ayant pour thème Mascarene slave trade during the 18th and early 19th centuries. Enfin, samedi, aura lieu un séminaire d?un jour autour du thème Ansam a nou get lavenir. Parmi les intervenants, on retrouvera Jean Claude de l?Estrac, président du steering committee de l?Empowerment Programme, et Amédée Darga d?Enterprise Mauritius.
JOURNÉE INTERNATIONALE
Le salut venu d?Haïti
■ C?en était trop. Trop de larmes et de cris. Trop de coups de fouets. Alors, survint la révolte. Celle d?Haïti. C?était il y a plus de deux siècles. Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, les esclaves de Saint-Domingue, aujourd?hui Haïti, se soulèvent. Cri des marrons refusant la liberté conditionnelle.
Le cri n?est pas mort. Il s?entend jusqu?aujourd?hui, décrété journée internationale du Souvenir de la traite négrière et de son abolition. Célébration qui coïncide avec la révolution d?Haïti, lutte symbolisée par la figure de Toussaint Louverture. Multitude de symboles. Voilà ce que l?on commémore aujourd?hui. Mais au-delà du protocole des cérémonies, cette journée est avant tout une piqûre de rappel. Journée du souvenir. Pour que personne n?oublie ce qu?était la cruauté déshumanisante de la traite négrière. Pour que l?on garde vivante la mémoire du combat sanglant qui permit d?arracher l?abolition de gouvernements esclavagistes. Non, le 23 août n?est pas jour d?apitoiement, mais de commémoration de la résistance d?êtres humains durement réprimés. Pour le bicentenaire de la révolution d?Haïti, célébré en 2004, l?Unesco l?avait décrété année internationale de la Traite négrière et de son abolition.
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