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Le cauchemar d?une étudiante prostituée

2 juin 2007, 00:00

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Dans la nuit du dimanche 20 mai, une jeune femme de 23 ans, regagne sa maison lorsqu?elle est accostée par un jeune homme de taille moyenne, de teint brun et portant une cicatrice aux lèvres. L?homme lui fait des avances mais elle refuse. C?est alors qu?il se met à l?agresser sauvagement.

Toute menue et l?air perdu, elle raconte son cauchemar «Mo ti pe marse kan enn zom inn apros mwa. Monn fini compran ki li ti pe anvi kas enn poz ar mwa. Li dir mwa se ki to diman mwa mo pou donn twa. Letan monn refize, linn an koler, lin antren mwa lor enn terin vag. Linn bat mwa, linn mord mwa kouma enn bebet?»

Elle porte encore les traces de son agression : des joues bleuâtres et des lèvres amochées. Son agresseur déchaîné, confie-t-elle, la roue de coups de pieds au visage et sur le corps.

La jeune femme tente de se libérer des griffes de son agresseur mais en vain car il est beaucoup trop fort pour elle. Peine perdue : plus elle tente de s?enfuir, plus il devient violent. «Monn plore, monn krie, monn irl o sekour. Ti ena enn pake dimoun ki ti pe gete me person pann vinn tir mwa.»

Son agresseur la rejette ensuite, la laissant pour morte sur les lieux. C?est à l?hôpital qu?elle reprend connaissance. Elle ne sait même pas qui est le bon samaritain qui l?y a conduite.

«Faute de moyens financiers»

Mais que faisait-elle à cet endroit à cette heure de la nuit? Elle revenait, nous dit-t-elle, d?une soirée «avec un client». Un client ? À ce stade des confidences, la jeune femme semble enfin comprendre qu?elle parle à un journaliste. «Je croyais que vous étiez de la police», lâche-t-elle.

Dans la minute qui suit, elle endosse une autre personnalité pour poursuivre la conversation nous dit-elle dans un français impeccable. Avec fierté, elle révèle qu?elle détient un Higher School Certificate après des études dans une prestigieuse institution curepipienne. «J?ai même entamé ma première année de LLB en vue de poursuivre une carrière de juriste mais les choses ont mal tourné faute de moyens financiers?»

La situation se dégrade lorsqu?elle n?arrive pas à rembourser les emprunts contractés pour ses études et elle n?a aucun support familial pour sortir de ce pétrin.

«J?étais tellement coincée que je n?ai eu d?autre choix que de me prostituer...» Elle prend goût à l?argent facile et c?est l?engrenage fatal. Elle ne s?était jamais rendue compte que ce «métier» comportait des risques et qu?elle pouvait y perdre la vie. Elle a compris maintenant et ce n?est pas trop tard...

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