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Le calvaire des ouvrières indiennes

15 juin 2008, 00:00

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Au dortoir Nizam Hostels, situé à Pamplemousses, on cherche toujours les explications, après qu?un incendie s?est produit dans la soirée du vendredi au troisième étage de l?immeuble.

Encore sous le choc, les quelque 70 travailleuses indiennes qui y résident n?en reviennent toujours pas. Les débris, la noirceur des murs et l?odeur de la fumée témoignent encore de la fureur des flammes qui ont détruit sept cham-bres. Le seul réconfort de ces 70 emplo-yées de Princes Tuna demeure qu?elles sont saines et sauves.

« L?incendie s?est déclaré vers 20 heures, et en peu de temps, nous avons perdu nos biens. Heureusement que la plupart des résidentes n?étaient pas là au moment de l?incendie, sinon les conséquences auraient pu être graves. Elles étaient sur leur lieu de travail en night-shift à l?usine Princes Tuna », déclare Leelama Chako, qui est employée pour préparer les repas de ses compatriotes.

S?interroger sur la sécurité

« Comme nos contrats de travail expirent en juillet, et que nous allons rentrer en Inde, nous avions fait des achats. Mais le feu a eu raison de nos économies. Nous avons perdu des documents bancaires, nos papiers et des billets de banque. À partir de demain, (NdlR : dimanche) nous allons être transférées au Simla Hostel de Baie-du-Tombeau », poursuit Leelama.

Du côté du propriétaire de Nizam Hostels, il s?est contenté de nous dire qu?il ne sait pas ce qui s?est passé. Cependant, à voir la cage d?escalier étroite de l?immeuble et l?absence de détecteurs d?incendie, on peut s?interroger sur la sécurité et savoir si ce bâtiment est approprié pour abriter 70 ouvrières indiennes.

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