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Le cadeau de Zabel à Freire

21 mars 2004, 20:00

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ON attendait, samedi, une bagarre Alessandro Petacchi-Mario Cipollini à l?occasion du 95e Milan-San Rémo, première épreuve de la Coupe du monde 2004. A défaut, on a eu droit à un duel Oscar Freire-Erik Zabel avec, en prime, un coup de théâtre inattendu dans les derniers mètres.

L?Allemand de Telekom, qui croyait tenir sa cinquième victoire à San Remo, s?est relevé un peu tôt, beaucoup trop tôt. Du coup, il a offert sur un plateau la victoire finale au double champion du monde espagnol, Oscar Freire. Le coureur de la Rabobank s?offre ainsi sa première grande victoire en Coupe du monde et endosse du même coup le maillot de leader au terme d?un sprint acharné.

La Primavera version 2004 n?a pas mis beaucoup de temps à se décanter. Pas de round d?observation puisque juste après quelques minutes Jacky Durand s?offrait une petite sortie. Vite repris, le Français avait le mérite de donner des idées aux autres. Et notamment à un petit groupe de cinq valeureux conduit par Ludo Dierckxsens.

Cipollini lâché

Très vite et malgré un vent défavorable, le petit groupe prenait plus de dix minutes sur le peloton et même près de dix-sept à moins de 200 kilomètres de l?arrivée. Malgré leur bonne entente, à mesure que l?on se rapprochait de San Remo, le peloton commençait son travail de sape. Si bien qu?avant même d?aborder les cinq difficultés finales de la course, l?écart n?était plus que de sept minutes. L?échappée était donc vouée à l?échec.

Derrière, la T-Mobile et la Saeco commençaient à accélérer. Vinokourov, Bettini et autres Zabel montraient leur nez dans le Capo Berta. A 25 kilomètres de la ligne, Wesemann et Dekker attaquaient sans réussite, Cipollini était lâché et voyait la victoire s?envoler. Tout comme Bartoli et Rebbelin qui chutaient dans la descente de la Cipressa.

Le Poggio arrivait, la grande bagarre pouvait donc commencer. On attendait une accélération de Bettini mais en vain. Les cyclistes partaient dès les premiers hectomètres de la montée. Paolo Bettini s?échappait enfin à un peu moins de huit kilomètres. Mais ses efforts étaient vains tout comme ceux des quatre hommes partis avant lui. Du coup, le peloton était reconstitué au moment de basculer dans la descente du Poggio.

Tout allait donc se jouer au sprint. Alessandro Petacchi était le grand favori. C?est d?ailleurs lui qui lançait le sprint. Mais l?Italien n?allait pas résister au retour de Zabel. L?Allemand, sûr de l?emporter pour la cinquième fois de sa carrière, levait les bras? Un peu tôt puisque Oscar Freire le débordait et s?imposait.

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