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Le Burkina et l?Afrique du Sud en tête

7 mars 2005, 00:00

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Des cinéastes originaires du Burkina Faso et d?Afrique du Sud ont enlevé les deux tiers d?une trentaine de prix spéciaux attribués lundi à des films présentés lors du 19e Festival panafricain du cinéma et de la télévision, selon le palmarès proclamé vendredi soir.

Treize distinctions sont allées aux réalisateurs burkinabé, et six à leurs collègues sud-africains. Parmi les lauréats burkinabé, figure Kollo Daniel Sanou, qui a remporté deux prix spéciaux avec son film Tasuma (Le feu), retraçant les péripéties d?un ancien combattant africain à la quête de sa pension. Il est le lauréat des récompenses attribuées par les Nations unies pour la lutte contre la pauvreté et par la Communauté économique des Etats de l?Afrique de l?ouest (Cedeao) pour l?intégration africaine (montant global: 4, 2 millions d?euros, plus de 6 400 euros).

Son compatriote Raso Ganemtoré a également été récompensé deux fois avec son film Safi, la petite mère, racontant l?histoire d?une fillette de 8 ans qui, pour éviter la mort à son petit frère nouveau-né, s?enfuit avec lui en ville après le décès de leur mère en couche. Il a reçu le prix spécial de la ville de Turin constitué de travaux en studio d?une valeur de 50 000 euros et celui du court métrage attribué par l?Union économique et monétaire des États de l?Afrique de l?ouest (2 millions de FCFA, plus de 3 000 euros).

Le réalisateur Dani Kouyaté figure également parmi les lauréats burkinabé avec deux prix décernés à deux de ses oeuvres, le long métrage Ouaga Saga (en compétition officielle) et le documentaire Joseph Ki-Zerbo, identités, identité pour l?Histoire, ainsi que Fanta Régina Nacro (La nuit de la vérité, long métrage), Adama Rouamba (Rencontre en ligne, court métrage) ou encore Maurice Kaboré (Sidagamie, série).

Le Sud-Africain David Hickson est le mieux loti de ses compatriotes lauréats avec trois distinctions spéciales pour Beat the drum (Bats le tambour), dans lequel un jeune orphelin affronte les réalités de la ville muni d?un tambour de sa tribu, légué par son père. Il a notamment reçu le prix de la ville de Ouagadougou. Ramadan Suleman, avec Zulu love letter (Lettre d?amour zoulou), et Ntshavéni Wa Luruli, avec La caméra de bois, ont également été distingués.

Le Sénégalais Ousmane Sembène, un des pionniers du cinéma de l?Afrique subsaharienne, a aussi reçu un ?prix spécial santé? décerné par le ministère burkinabé de la Santé pour son film Moolaadé (hors compétition).

Son compatriote Ben Diogaye Bèye avec Un amour d?enfant (prix Unicef pour la promotion des droits de l?enfant) et l?Algérien Belkacem Hadjadj avec El Manara (prix spéciaux Jeune public de Poitou Charentes et Ciné Bocage), figurent également au palmarès, entre autres lauréats.

Deux autres prix principaux seront décernés samedi, lors de la proclamation du palmarès officiel du Fespaco : celui de la meilleure première oeuvre, intitulé Prix Oumarou Ganda (du nom du Nigérien ayant remporté en 1972 le premier grand prix du Fespaco avec Le Wazzou polygame), et celui du public de Radio France Internationale (RFI), a indiqué à l?AFP un membre du comité d?organisation.

Le Fespaco, ouvert le 26 février dernier, est la plus importante manifestation cinématographique en Afrique.

<I>Source : Le Monde@fr ? AFP</I>

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