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Le bilan est lourd
La récolte n?a pas été bonne aux championnats d?Afrique juniors qui se sont tenus du 24 au 30 juillet à Addis Abeba, en Ethiopie. La délégation mauricienne qui était représentée par les six meilleurs jeunes du moment n?a décroché qu?une médaille de bronze.
C?est dans l?épreuve du double mixte par l?entremise de Déborah Baillache et Sahir Edoo, que Maurice est parvenue à décrocher un podium. Ces deux joueurs, considérés comme les deux pions majeurs de la sélection mauricienne, se sont inclinés en quart de finale des épreuves du simple.
Les nôtres ont également échoué dans le championnat par équipes. Battus tour à tour par l?Éthiopie (2 à 3) et l?Égypte (1 à 4), ils n?ont pris que la troisième place de leur groupe. Par conséquent, ils n?ont pu se qualifier pour les demi-finales.
Au vu des résultats, il faut reconnaître que la compétition était beaucoup plus rude que prévue. Malgré tous les efforts fournis par le comité ad hoc pour offrir la meilleure préparation possible à nos joueurs, ces quelques mois d?entraînement n?ont pas suffi pour conquérir l?Afrique.
L?Afrique ne chôme pas
Mais ce serait trop facile de faire porter le chapeau ? de la défaite ? aux joueurs. On ne peut en effet pas préparer une compétition de cette envergure en quelques mois. D?autant plus que les résultats ont démontré que le fossé entre les grandes nations du badminton, dont faisait partie Maurice il y a encore quelques années, et les petits pays a été comblé.
La victoire de l?Égypte et celle de l?Éthiopie dans la compétition par équipes sur Maurice en sont la preuve. Autre pays qui s?est démarqué, c?est la Zambie qui a décroché deux médailles d?argent dans ces championnats, notamment dans l?épreuve du simple dames et celle du double dames (voir résultats).
Cela prouve que les pays africains n?ont pas chômé. Ce qui n?a pas été le cas des joueurs mauriciens. Les anciens dirigeants de l?Association mauricienne de badminton (AMB), trop occupés à se tirer dans les pattes pour défendre leurs intérêts personnels, ont failli dans leur tâche d?encadrer la préparation des joueurs.
Dommage que le comité ad hoc n?ait pris la barre que peu avant l?échéance africaine. Les quelques mois d?entraînement et la participation des juniors au Kenya Open, au South Africa Open et au tournoi triangulaire Maurice-Afrique du Sud-France n?ont pas suffi pour permettre à la sélection mauricienne de se tirer d?affaire.
Espérons que la nouvelle équipe dirigeante de l?AMB saura trouver la juste formule pour sauver le badminton mauricien. Le pays a besoin d?un directeur technique national de calibre qui saura préparer de manière professionnelle les joueurs pour non seulement les grands rendez-vous africains mais aussi les compétitions internationales comme les Jeux du Commonwealth et les Jeux olympiques. Au cas contraire, la descente aux enfers continuera pour le badminton mauricien.
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