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L?avoué Rajah : ?Je n?ai pas pris de l?argent pour des renvois?
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L?avoué Rajah : ?Je n?ai pas pris de l?argent pour des renvois?
Il aurait donné de l?argent à l?avoué Kader Rajah ?pou grais lapat dans Masters Court?, affirme, vendredi, le président de l?Association des victimes de vente à la barre, Hassenjee Amode. L?avoué a riposté hier devant la commission d?enquête. La Law Society, de son côté, durcit encore le ton face aux allégations formulées contre la profession. Leur mot d?ordre désormais : déposer des plaintes au civil contre ceux qui les diffament devant la commission d?enquête.
?Ce qu?il affirme est faux?, lance l?avoué en parlant d?Hassenjee Amode. A Sir Victor Glover et ses deux assesseurs hier, Kader Rajah explique que l?affaire dont parle le témoin Amode a été renvoyée à dix- neuf reprises. Et cette décision est la prérogative du Master qui peut d?ailleurs refuser une motion de renvoi même si les deux parties sont d?accord pour renvoyer l?affaire. ?A chaque fois, il a lui-même demandé ces renvois. Je n?ai pas objecté aux instructions de la banque, la South East Asian Bank. Une seule fois, la demande est venue de cette banque.?
Hassenjee Amode affirme également qu?il aurait remis Rs 381 000 à l?avoué. Et ce dernier maintient qu?il n?a reçu que Rs 81 000. Pourtant, précise-il, il avait droit à davantage car Hassenjee Amode avait payé Rs 5 millions à la banque. L?avoué estime qu?il avait ainsi droit à Rs 500 000 mais qu?il n?a ? jamais fixé la somme à payer car Hassenjee Amode avait des difficultés financières?.
?Des allégations souvent frivoles?
L?avoué rappelle que les paiements qui ont été effectués pour le remboursement de la dette ont été faits par l?intermédiaire de la banque et qu?il n?y était pas partie prenante. Les moments où il a dû intervenir concernent uniquement les procédures de la vente à la barre, ajoute-t-il.
L?avoué Iqbal Dauhoo sera de son côté convoqué devant la commission d?enquête. Il est provisoirement accusé de trafic d?influence dans le cadre des pratiques concernant la vente à la barre. L?avoué a été arrêté puis libéré sous caution, lundi.
Il semble ainsi que les allégations proférées à l?encontre de la profession légale sont nombreuses. Et la Law Society s?en offusque. ?Nous ne pouvons continuer à laisser ces personnes ternir notre réputation. Notre intégrité professionnelle a pris un sale coup avec des allégations souvent très frivoles?, affirme la secrétaire de la Law Society, Ayesha Jeewah. Elle annonce que deux personnes seront poursuivies dans ce contexte.
Sir Victor Glover a de son côté démenti une nouvelle parue dans un quotidien samedi dernier. L?article mentionnait que l?ex- chef juge avait établi des ?prima facie cases?, contre des avoués. C?est faux, lance-t-il avec véhémence alors que la Law Society lui a envoyé une lettre hier, réclamant le nom des avoués qui sont concernés par cette liste.
Harish Boodhoo compte pour sa part se rendre à Rodrigues pour discuter avec ceux qui se disent victimes de la vente à la barre : ?J?ai reçu plusieurs plaintes contre la vente à la barre là-bas. Les cas d?abus abondent. Il y a un avoué, commis d?office par l?Etat, qui prend de l?argent avec certaines personnes à travers son neveu.? De plus, il souhaite que le Master puisse se rendre au moins deux fois l?an à Rodrigues pour suivre les procédures de la vente à la barre.
Les dépositions devant la commission d?enquête reprennent demain.
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