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L?aventure de Nikhita Obeegadoo

24 mars 2008, 00:00

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Quel potentiel. Une histoire structurée. Un vocabulaire étoffé, qui plus est en anglais. Même s?il reste plutôt scolaire et manque ce petit côté tranchant des expressions parlées. Voir plus adapté au contexte local. Car quelle élève n?ayant pas fait ses devoirs s?exclamerait : ?I am a dead duck !? chez nous.

Reste le sens de l?intrigue. Des pouvoirs magiques. Des sorcières. De grands sentiments. Des larmes. Et déjà des détails qui sentent le vécu.

Nikhita Obeegadoo publie Mahima?s story. Dit comme cela, c?est banal. Sauf que la demoiselle a 13 ans. Que son récit tient sur plus d?une centaine de pages et qui se laissent lire facilement.

On a de l?imagination et de la volonté quand on a 13 ans. Suffisamment pour être publiée ? Là, en effet, les choses se corsent. Car au-delà du fait d?avoir écrit une histoire, c?est surtout la persévérance de la jeune fille qui mérite d?être soulignée. Car écrire est un travail. Ecrire est difficile. Il ne s?agit pas que d?être inspiré. Ou d?avoir du talent. Il s?agit de reprendre cent fois sa page, de tourner ses phrases dans tous les sens jusqu?à trouver le bon. Il s?agit d?avoir le courage de montrer son travail quand on a le sentiment qu?il est bon.

Pour avoir passé toutes ces étapes, l?aventure de Mahima mérite d?être lue. Notamment par des jeunes de l?âge de l?auteur. Car en ces temps où l?on se lamente que «les jeunes ne lisent plus ou si si peu», Nikhita Obeegadoo fait mentir cette observation. Elle jongle entre discours réel et pensées profondes. Elle nous raconte un emploi du temps où la première classe de la journée, c?est du français avec un monsieur?Gujat. Faut le faire.

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