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Lance Armstrong : ?Le Tour le plus dur !?

2 juillet 2004, 20:00

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Au fil des ans, la conférence de presse de Lance Armstrong avant le Tour de France, est devenue un moment très attendu. Cette année, face à ce qu?il considère « comme un extraordinaire défi », le quintuple vainqueur du Tour de France est apparu détendu mais déterminé. Il sait que ce mois de juillet sera pour lui, l?un des plus durs.

« Je viens d?enchaîner trois semaines d?un entraînement de qualité, un travail qui était nécessaire après le Critérium du Dauphiné-Libéré, mais je me sens prêt. »

En 2003, à cette même période, Lance Armstrong ne disait rien d?autre. Il était prêt au combat et cette assurance cachait alors ses soucis de santé, les séquelles de sa chute un mois plus tôt près de Megève, son inquiétude quant à sa propre performance.

Inquiétude justifiée par sa défaite dans le contre-la-montre de Cap Découvertes, puis dans le plateau de Beille avant d?inverser la tendance dans la mythique étape de Luz Ardiden.

Cette année, il se dit prêt mais il sait aussi n?avoir impressionné personne dans le Critérium du Dauphiné-Libéré, où il a subi la loi du tandem Hamilton-Sevilla et du vainqueur final Iban Mayo.

« Je me sens bien, mais je sais aussi que ce sera le Tour de France le plus dur. D?abord parce que mes adversaires me semblent bien préparés. Notamment Jan Ullrich, qui reste toujours mon plus sérieux rival », dit-il.

« Ensuite, il y a de six à dix coureurs capables de gagner, Tyler Hamilton, Iban Mayo, Haïmar Zubeldia, Ivan Basso notamment. La difficulté est de se trouver à 100% de ses moyens dans la dernière semaine. Le gars qui y parviendra sera très dangereux. »

Pour être celui-là, Lance Armstrong a pris le risque de modifier sa préparation. Afin de rester au contact de ses trois enfants, il a passé le mois d?avril aux États-Unis, disputant le Tour de Géorgie, avant de réapparaître dans le Tour du Languedoc-Roussillon, puis le Critérium du Dauphiné-Libéré.

Il a aussi pris le risque de modifier son équipe, préférant le néophyte Benjamin Noval, plutôt que l?expérimenté et ancien maillot jaune Victor-Hugo Pena.

Il sait aussi que son équipe ne devrait pas être mise à contribution au début du Tour, promise aux sprinteurs.

« Le prologue, samedi, sera un premier test. Ensuite, le contre-la-montre par équipes entre Cambrai et Arras sera capital même si je n?ai pas bien compris la raison pour laquelle les organisateurs ont établi un barème pour limiter le retard des plus faibles dans cet exercice », explique-t-il.

« Plutôt, je comprends qu?ils souhaitent ménager le suspense et l?intérêt de leur course et peu importe finalement ce qu?ils décident, le plus fort l?emportera. »

Évidemment, Lance Armstrong a évoqué le grand rendez-vous de ce Tour de France, le contre-la-montre de l?Alpe d?Huez, le 21 juillet. Une étape qu?il estime décisive.

« J?ai démontré dans le dernier Critérium du Dauphiné-Libéré que je ne suis pas le plus rapide dans le contre-la-montre, dit-il avec ma-lice. Je pense que Iban Mayo va tous nous battre à l?Alpe d?Huez et c?est lui qui me semble en mesure de battre le record de l?ascension qui appartient à Marco Pantani. »

Lance Armstrong ne dit pas pour autant que Mayo va gagner le Tour et, forcément, il évoque ce que serait sa sixième victoire.

« Je ne veux pas parler de record mais si vous me parlez de légende, cela me touche beaucoup. Par expérience, je sais que tout peut arriver chaque jour. Il y a beaucoup de paramètres à bien gérer, beaucoup de petits détails peuvent faire la différence mais, si je gagne à Paris, je serais en mesure de vous dire ce que représente un sixième maillot jaune », a-t-il conclu.

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