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L?ambitieux projet d?Eliana Dhawotal

24 juillet 2005, 00:00

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C?est l?histoire d?un sacré défi. Celui d?une jeune femme, passionnée de cinéma, au point d?en faire son métier. Après ses études secondaires, Eliana Dhawotal s?en va donner des ailes à sa passion pour le cinéma en France. Après des études en cinéma, arts et spectacle, elle prend de l?emploi à la MFDC.

Au cours de ses études, elle se prend de passion pour les toiles d?Edward Hopper, peintre américain, source d?inspiration pour des cinéastes de la trempe d?Alfred Hitchcock, de David Lynch ou encore de Sam Mendes. Eliana Dhawotal est bouleversée par les reproductions du tableau Summertime, en plein cours d?écriture au scénario. « Il y a eu comme un déclic. Cette image m?a parlé, » explique l?aspirant cinéaste.

Ce tableau représentant une femme regardant vers un ailleurs, traduisant la solitude, l?isolement ou encore la mélancolie, des thèmes chers à Edward Hopper, lui donne l?idée d?écrire un scénario sur une histoire d?amour complexe, dans laquelle, le personnage principal, une femme du nom de Sarah, mariée et mère de famille, rechercherait un amour perdu. « Dans les tableaux d?Hopper j?ai décelé une certaine solitude transperçant et hantant ses personnages, des femmes en particulier. La solitude est un thème récurrent que je souhaite montrer dans presque chaque plan. Je souhaite que les femmes qui ont vécu un amour impossible puissent avoir la chance de vivre à fond leur amour pour une nuit, une heure ou même une précieuse minute, tout en sachant que l?avenir peut redevenir cruel et rester à jamais un fantasme. »

Le scénario prend cinq ans avant d?être porté à maturation. « Le scénario a beaucoup évolué, au gré des rencontres que j?ai faites, notamment avec des réalisateurs tels que Mama Keita, Gautam Ghose, entre autres, et au gré des rencontres avec des femmes de tous bords. J?ai puisé de ces différentes expériences pour enrichir à la fois mon histoire et mes personnages. Summertime rend hommage à un amour incomplet. C?est un hommage personnel aux femmes, souvent condamnées à vivre dans le silence et dans le manque. C?est une histoire de liberté spirituelle et non physique, » insiste la jeune femme.

Eliana Dhawotal précise que ce projet n?aurait jamais vu le jour sans le soutien indéfectible de Selven Naidu. Ce dernier, lui-même cinéaste et actuellement directeur sur le départ de la MFDC, sera ainsi son assistant réalisateur et son producteur, à travers sa boîte de productions Imagic. « Son soutien, son expérience et son savoir-faire m?ont été bénéfiques et me seront indispensables, pour mener à bien ce projet. Grâce à son soutien, j?ai appris à avoir confiance en moi. »

Summertime, court-métrage de vingt-six minutes, est une histoire universelle, mais adaptée dans un contexte local. Le tournage se déroulera dans divers endroits de Maurice, du Caudan Waterfront, aux vieilles rues de Port-Louis, en passant par les hôtels du nord de l?île. Le repérage a déjà démarré. Le casting est prévu la semaine prochaine, tandis que le tournage devrait débuter en septembre prochain. Cette histoire d?amour sera filmée « comme des tableaux ». La couleur naîtra au fur et à mesure, tout comme le son traduira la psychologie des personnages.

Eliana Dhawotal ne pèche-t-elle pas déjà par excès d?ambition ? « C?est très ambitieux, je le reconnais, mais c?est un bébé que je chéris trop pour manquer d?ambition. Je veux à la fois rendre hommage au génie de Hopper et en même temps rendre hommage aux femmes.» Elle poursuit : «Nous allons beaucoup jouer sur la solitude, les non-dits et le silence. J?ai envie de déranger les spectateurs. Au début du film, j?utiliserai le monochrome symbolisant une certaine lacune dans la vie de cette jeune femme. Les plans fixes de Sarah, assise devant un café froid dans un restaurant, zappant devant sa télé, assise seule au bar, entouré de gens, mais seule dans son monde imaginaire donneront vie aux tableaux d?Hopper. »

Que cherche donc cette mystérieuse Sarah, le personnage central de ce court-métrage qu?Eliana Dhawotal interprétera ? Elle cherche quelque chose, mais ne sait pas trop elle-même. Elle refuse d?être heureuse, alors que tout dans sa vie respire le bonheur. «Cette femme est en perpétuelle déconnexion avec la réalité. » Pour mettre tout cela en image, il faudra faire preuve de dextérité devant et derrière la caméra. « Je fais confiance au savoir-faire de Selven Naidu, » précise Eliana Dhawotal. Cette dernière encore à la recherche de sponsors, espère que son projet « ira le plus loin possible. »

LE PROFIL DES CANDIDATS RECHERCHÉ POUR LE CASTING :

? Homme de 30 à 40 ans, type métissé oriental/européen, de teint clair. 1m80

? Homme de 30 à 40 ans, type européen. 1m80

? Garçon de 5 à 7 ans, type métissé oriental/européen, de teint clair.

? Garçon de 5 a 7 ans, type européen.

Contactez Eliana sur le 467-63 01 à 05. Veuillez envoyer vos photos sur [email protected]

Les enfants du ciel dans le Ciné-club de la MFDC

Amis cinéphiles, soyez au rendez-vous, pour la diffusion des Enfants du ciel de Majid Majidi, ce vendredi 29 juillet à 19 heures, au siège de la MFDC, Rue Prince de Galles à Rose-Hill. Ce film grand public sur le courage, la dignité et la fraternité, dans lequel le réalisateur brosse une peinture tendre de l?Iran, sa terre natale, ne devrait laisser personne indifférent. Veuillez confirmer d?ici ce mercredi 27 juillet, votre présence pour la diffusion de ce film sur le 467 63 01-05.

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