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L?AMAA devient Athletics Mauritius

9 octobre 2006, 00:00

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Un nouveau nom, mais toujours la même ambition, si ce n?est qu?elle se trouve accrue.

L?Association mauricienne d?Athlétisme amateur (AMAA), c?est du passé? Désormais, l?instance dirigeante de l?athlétisme à Maurice s?appelle : Athletics Mauritius.

?Lors de son congrès de 1999, l?IAAF avait demandé à toutes les fédérations membres d?enlever le mot amateur de leur nom vu qu?il y a de l?argent qui circule au niveau de l?athlétisme. Et l?IAAF avait fixé la date butoir pour l?application de cette demande à 2003. Nous avons pris un peu de temps, et, maintenant c?est chose faite. Désormais, la Fédération mauricienne d?athlétisme s?appelle Athletics Mauritius. Ceci à été décidé lors de l?assemblé générale à l?unanimité des voix?, explique Vivian Gungaram, secrétaire administratif de l?instance dirigeante de l?athlétisme à Maurice.

Le logo de la fédération d?athlétisme sera légèrement modifié afin d?épouser le nouveau nom de l?organisme qui régit l?athlétisme à Maurice. Mais la philosophie et les valeurs tout comme les objectifs de la fédération restent les mêmes, il n?y a que le nom qui change.

Politique et athlétisme

L?autre gros dossier à l?agenda de cette assemblée générale annuelle était l?amendement de l?article 30 de la constitution de l?instance dirigeante de l?athlétisme mauricien afin d?être en conformité avec les règlements de l?IAAF.

En effet, l?IAAF demande dans son article 3, paragraphe 4 de : ?S?efforcer de garantir qu?aucune discrimination sexuelle, raciale, religieuse, politique ou autre existe, ne subsiste ni n?ait la possibilité de se développer dans l?Athlétisme, sous quelque forme que ce soit, et s?efforcer de garantir la participation de tous sans considération de sexe, de race, de religion ou de politique de tout autre motif extérieur.?

Et dans les lois qui régissent l?athlétisme mauricien l?article 30 se lit comme suit : ?(?) nor will it allow any person actively engaged in politics to form part of any of its committees, organization or to be an officer of the Association?.

A priori, aucun problème pour amender les statuts afin d?être en conformité avec l?IAAF, sauf que dans le Government Notice 34 de 2000, il est clairement spécifié que : ?(?) No person actively engaged in politics shall be appointed President of a Sport Federation, of a Regional Sport Committee or of a Sport Club.?

Ainsi, après mûre réflexion, les dirigeants de l?athlétisme mauricien ont décidé d?aller encore plus loin dans cette clause de l?article 30 qui régit leur instance et d?amender l?article comme suit : ?(?) nor will it allow any person actively engaged in politics to hold office as ? President, Vice President, Secretary, Assistant Secretary, Treasurer or Assistant Treasurer of the Association, of any Regional Athletic Committee or of any Sport Club.? Ce qui fait que l?athlétisme mauricien se retrouve en conformité avec les lois de l?IAAF et ceux du sports Act.

Désormais, aucune personne engagée activement dans la politique ne pourra être président, vice-président, secrétaire, assistant-secrétaire, trésorier ou assistant- trésorier de l?Association, de comités régionaux ou de clubs, mais pourra être membre de ces instances.

Faisant un historique de cet amendement, Vivian Gungaram a expliqué son origine. ?En 2005, Stéphan Buckland avait étonné tout le monde en se portant candidat lors des élections municipales. Et à partir de là, tout le monde se demandait s?il avait le droit de faire de la politique vu qu?il est athlète. C?est tout naturellement, que tout le monde s?est retourné vers nous pour savoir ce qu?il en est?, raconte Vivian Gungaram. ?Selon la constitution de Maurice, il a le droit de le faire, et idem au niveau de l?IAAF qui le stipule clairement dans l?article 3 paragraphe 4, et dans l?article 4 paragraphe 8. Bref, Stéphan Buckland avait le droit de se porter candidat pour les élections municipales. Nous avons pris un peu de temps avant de venir avec cet amendement vu le calendrier chargé de l?année 2006 avec les Jeux du Commonwealth, le meeting de Maurice ou encore les Championnats d?Afrique. Après ces rendez-vous nous avons pu travailler sur cet amendement?, poursuit Vivian Gungaram.

A propos du décès de Guylène Duval

Par ailleurs, les dirigeants de l?athlétisme mauricien ont voulu apporter quelques précisions quant au décès tragique de Guylène Duval lors d?une séance d?entraînement dans la salle de musculation du stade Maryse Justin à Réduit mardi dernier.

?Nous sommes tous très affectés par le décès de Guylène Duval. C?était une fille qui a tout donné à l?athlétisme. Nous ne pouvons que rendre hommage à cette grande dame de l?athlétisme. C?était un choc de la voir partir dans des circonstances aussi tristes?, confie Anand Sukhraj, le président de la fédération d?athlétisme.

?Au nom de la fédération, nous tenons à présenter nos sympathies à la famille de Guylène ainsi qu?à tous ses proches?, confie Vivian Gungaram avant d?insister sur le fait que : ?Depuis quelques jours, il y a trois questions qui se posent quant au décès tragique de Guylène et nous tenons à y répondre afin de clarifier la situation.?

?Les trois questions sont les suivantes : Comment est-ce que Guylène Duval a pu avoir accès au gymnase à 6h30 ? Pourquoi était-elle seule ? Est-il possible qu?elle soulève une charge de 90 kg ? Voilà, cela fait plus d?une année que Guylène Duval est venue me voir pour qu?elle puisse avoir la permission d?utiliser le gymnase du stade tôt le matin, car ses obligations professionnelles ne lui permettaient pas de s?entraîner dans l?après-midi. On est tombé d?accord sur le fait qu?elle obtienne une clef du gymnase afin de s?y entraîner les matins à partir de 6h15 environ et cela depuis une année?, explique Vivian Gungaram.

?Quant au fait qu?elle était seule, je voudrais préciser que Guylène Duval est un entraîneur qualifié de Niveau 1 de l?IAAF et également qu?elle est professeur d?éducation physique. Elle ne fait pas de la compétition mais s?entraîne pour son propre plaisir et comme elle avait la science de l?entraînement elle n?avait pas besoin d?un entraîneur. Je tiens aussi à préciser que ce n?est pas du body building. La musculation fait partie de l?entraînement d?un athlète, et il ne faut surtout pas amalgamer le body building et l?athlétisme?, précise Vivian Gungaram.

Enfin, concernant la charge que soulevait Guylène Duval le jour de son décès, Vivian Gungaram explique que : ?Personne à la fédération ne sait combien elle soulève. Selon les athlètes, 90 kg n?est pas la limite de Guylène Duval. D?ailleurs, Stéphan Buckland nous a même confirmé que Guylène Duval pouvait soulever 110 kg. Idem du côté des lanceurs qui nous ont confirmé qu?elle était capable de soulever de telles charges.?

Depuis le décès de Guylène Duval, la fédération collabore activement avec la police dans son enquête. De plus, la fédération a pris la décision de prendre un homme de loi pour aider Raymond Victoire, celui qui a découvert le corps de Guylène Duval dans la salle de musculation. ?Cette décision a été prise afin de l?aider et non parce qu?il a une responsabilité dedans?, insiste Vivian Gungaram qui précise aussi que : ?nous avons également fait le nécessaire pour un soutien psychologique pour Raymond Victoire afin de l?aider à faire le deuil de cette pénible expérience??

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