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L?amélioration des services sanitaires ménagera l?écologie
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L?amélioration des services sanitaires ménagera l?écologie
835 mètres de long, 3 mètres 43 de large, 5 mètres de profondeur? C?est dans cette tranchée aux dimensions peu communes qu?est actuellement posé le pipeline (Glass Reinforced Plastic Pipe (GRPP), qui servira à déverser des effluents à 700 m de la côte. Cette partie des travaux ? il s?agit de la troisième composante du projet de tout-à-l?égout à Montagne-Jacquot ? devrait être complétée en avril, quatre mois plus tôt que prévu, annonce le directeur du projet, Didier Balcaen, lors d?une visite du site hier.
La construction de la station d?épuration, composante principale du projet financé par la Japanese Bank for International Cooperation, suivra, vers mi-avril. La station de Montagne-Jacquot devrait améliorer les services sanitaires de 200 000 Mauriciens tout en préservant l?écologie. Ainsi, le ministre des Services publics, Alan Ganoo, a-t-il noté que ce projet ?d?avant-garde est un investissement pour l?avenir?. Il devrait à ce titre contribuer au développement durable du pays.
Après une longue bataille juridique, la construction de cette station d?épuration pourra donc avoir lieu, s?achevant en août 2006. D?un coût total de Rs 1,3 milliard, elle se chargera de désinfecter par chloration les déchets domestiques et industriels des régions de Port-Louis (Sud), Beau-Bassin et Coromandel avant de les déverser en haute mer. Actuellement, les effluents de ces régions sont rejetés, après un traitement préliminaire, dans les lagons de Fort-Victoria et Pointe-aux-Sables.
Long de 835 mètres ? dont 140 mètres posés à terre ? le pipeline, aussi appelé émissaire, se compose de segments de six mètres de long qui sont accolés les uns aux autres par des plongeurs. Ceux-ci sont dirigés par la compagnie belge Jan de Nul Dredging (JND), dont la drague-suceuse Jerommeke a dû au préalable creuser les tranchées.
JND a également dû construire une jetée pour faciliter l?accès aux excavateurs aux endroits peu profonds, inaccessibles au Jerommeke. Une fois la tâche du Jerommeke accomplie, il a cédé la place au Pompéi. Celui-ci se charge de la pose des tuyaux pendant la journée et les couvre de mortier et de gravier pendant la nuit. La pose se fait à l?aide d?un système GPS.
L?eau analysée quotidiennement
Vu son envergure, ce chantier sous-marin occasionne pas mal de remous pouvant avoir des effets néfastes sur l?environnement. Mais Didier Balcaen rassure : tout est fait selon les normes. L?eau est analysée quotidiennement pour déterminer le niveau d?atténuation de la lumière causée par les particules de poussière et de mortier.
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