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L''Allemagne a payé sa maladresse
L''''analyse statistique de la seconde demi-finale le confirme : la Mannschaft s''est cassée les dents sur une Italie beaucoup plus réaliste.
Elle a eu quelques occasions nettes. Elle a eu, globalement, la maîtrise du ballon. Elle a même remporté la majorité de ses duels. Et pourtant, l''Allemagne a subi la loi de l''Italie jeudi soir (1-2). Pourquoi ? Tout simplement parce que la Squadra de Cesare Prandelli s''est montrée nettement plus réaliste que la Nationalmannschaft de Joachim Löw.
Les Italiens n''ont cadré que quatre fois. Résultat : deux buts. Les Allemands ont tenté de revenir dans le coup. Ils ont eu besoin de quinze tentatives, onze corners et d''un penalty, transformé par Mesut Özil dans le temps additionnel, pour trouver la faille. La Nazionale, elle, pouvait s''en passer.
Voici les principales statistiques. Possession : Allemagne  56,1 % et Italie 43,9 %.Passes : Allemagne 512, Italie 421.Passes réussies : 82 % Allemagne, 79,6 Italie.Tirs : 20 Allemagne et 11 Italie. Tirs cadrés : Allemagne 8, Italie 4. Duels gagnés : Allemagne 58,4 %, Italie 41,6 %.
Manque de réalisme
La force mentale qui rendait jadis l''Allemagne quasi imbattable a abandonné la Mannschaft jeudi soir en demi-finale de l''Euro 2012, ont reconnu Joachim Löw et ses joueurs, pétrifiés d''avoir encore une fois perdu face à la Squadra Azzurra. Avant ce choc programmé à Varsovie, l''Allemagne espérait bien briser sa série noire contre l''Italie, qui s''établissait avant le coup d''envoi à sept confrontations sans victoire dans un tournoi majeur.
"La marche italienne était trop haute pour nous ce soir", a reconnu en conférence de presse l''attaquant Miroslav Klose. "Peut-être que nous avions dans un coin de notre tête cette statistique. Cette défaite va être difficile à digérer", a ajouté le joueur de la Lazio, âgé de 34 ans. Avant cette déconvenue, l''Allemagne avait survolé le tournoi en remportant tous ses matches de groupes ainsi que son quart de finale, largement contre la Grèce (4-2).
La sélection de Joachim Löw, pétrie de talent, semblait promise au titre continental mais comme toujours dans les tournois majeurs, la Nazionale est passée par là. "C''est toujours la même histoire contre l''Italie. Cela en devient navrant", a estimé à l''issue de la rencontre le président de la Fédération allemande Wolfgang Niersbach.
Pour son sélectionneur, la Mannschaft a été punie pour des sautes de concentration, en première mi-temps notamment. "A deux reprises nous avons manqué de concentration et à chaque fois nous avons payé le prix fort. Après ça, contre une très bonne équipe, c''est difficile d''inverser la tendance", a expliqué Joachim Löw, visiblement très affecté par ce revers. "Nous avons encaissé ce premier but sur un centre qui n''aurait jamais dû avoir lieu et nous nous sommes déconcentrés. Sur le deuxième but, nous avons laissé des espaces qui n''auraient jamais dû être aussi grands", a-t-il poursuivi. "Bien évidemment, nous sommes déçus aujourd''hui, mais le football va reprendre ses droits et je suis persuadé que mes joueurs vont rapidement trouver la motivation nécessaire pour gagner des titres très prochainement", a-t-il conclu.
(Sources : Reuters & Eurosport).
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