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L''Afrique approuve les objectifs européens de lutte contre le réchauffement climatique

16 décembre 2009, 00:00

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L''Afrique approuve les objectifs européens de lutte contre le réchauffement climatique

L''''Afrique et la France ont lancé mardi un appel commun pour la signature d''un "accord ambitieux" à l''issue de la conférence de Copenhague, qui retiendrait les objectifs approuvés jeudi dernier par l''Union européenne limitant la hausse des températures à 2 degrés par rapport à l''ère préindustrielle et réduisant de 50% les émissions de gaz à effet de serre.

Cet appel a été lancé par le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, coordinateur pour l''Union africaine, à l''issue d''un déjeuner à l''Elysée.

Pour les deux hommes, c''est la garantie que les pays vulnérables, notamment africains, "recevront les financements suffisants pour faire face à ce défi" qui a fini par convaincre l''Afrique à rejoindre la position adoptée par les 27 pays de l''Union européenne.

"L''Afrique a une position très ferme sur les émissions de CO2 et le financement", a rappelé M. Zenawi lors d''une conférence de presse commune des deux dirigeants, rappelant que "jusqu''à très récemment très peu de dirigeants du monde développés étaient prêts" à reconnaître cette position.

"Il y a un mouvement, un mouvement positif", a assuré le Premier ministre éthiopien, pour lequel Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont fait bouger les lignes en faveur de l''Afrique, notamment lors du dernier sommet européen à Bruxelles. Les Vingt-Sept ont annoncé alors qu''ils apporteraient 2,4 milliards d''euros sur les 7 milliards nécessaires annuellement pour financer le "fast start", le soutien aux pays africains entre 2010 et 2012. "Mais Copenhague peut encore échouer", a prévenu M. Zenawi.

Les principaux obstacles restent du côté de la Chine et des Etats-Unis, alors que l''Inde "est en train de bouger sensiblement", selon Nicolas Sarkozy.

"Nous avons besoin du leadership des Etats-Unis. C''est le premier pays du monde. Leader ça veut dire montrer le chemin. Etre premier ce n''est pas seulement des avantages, c''est aussi des contraintes", a lancé le président français à l''adresse de son homologue américain Barack Obama. "Il nous faut son accord sur le ''fast start''. Les 10 milliards, c''est pas seulement l''Europe qui va les payer. Souvent M. Obama a parlé de ses liens avec l''Afrique, c''est le moment de le montrer", a-t-il taclé.

Les deux hommes ont eu par la suite une conférence téléphonique avec son homologue américain, le Premier ministre britannique Gordon Brown et la chancelière allemande Angela Merkel. La conversation de 50 minutes n''a visiblement pas permis de lever tous les désaccords, l''Elysée ayant seulement indiqué que "les quatre dirigeants sont convenus de rester en contact très étroit d''ici leur rencontre avec les autres chefs d''Etat et de gouvernement à Copenhague", jeudi et vendredi.

D''ici là, il faudra notamment avancer sur la question des financements innovants qui seront nécessaires après 2012 pour lever les 100 milliards de dollars annuels consacrés à l''aide aux pays pauvres et en développement afin de soutenir leurs efforts en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. La France et l''Allemagne plaident notamment pour une taxation des transactions financières. "Sans l''Afrique, il n''y aura pas d''accord global", a encore averti Meles Zenawi. Une position approuvée par Nicolas Sarkozy.

(Photo: Reuters)

 

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