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L?achat tardif de médicaments risque de causer une pénurie
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L?achat tardif de médicaments risque de causer une pénurie
La fourniture des médicaments aux hôpitaux subit les difficultés initiales du Central Procurement Office. Du coup, les achats du ministère de la Santé s?en trouvent retardés, pouvant résulter en d?importantes pénuries en fin d?année et même aboutir à une rupture de stock (complete stock out) au début de 2009.
Satish Faugoo, ministre de la Santé, a présidé une réunion jeudi, avec pour objectif d?éviter ce scénario catastrophe. Il reconnaît qu?il y a du retard dans l?achat de médicaments. Déjà la semaine dernière, une première réunion a été organisée pour mettre au point des palliatifs. «Nous voulons prendre le taureau par les cornes. Il y a eu des changements radicaux et cela a forcément des conséquences sur le démarrage de notre machinerie d?achat. En attendant que cette structure trouve sa vitesse de croisière, nous devons prendre des dispositions», a dit Satish Faugoo.
Il s?agit de s?assurer que des life saving drugs ne soient en aucun cas en rupture de stock. D?habitude, pour les achats de l?année en cours, les appels d?offres sont publiés dans la presse au début du mois de mars. Mais dans la nouvelle structure, les documents nécessaires aux achats n?étaient pas finalisés à hier. La Santé a demandé, par écrit, au Central Procurement Office d?exclure les médicaments du processus actuel. Les plus concernés comprennent les dérivés de paracétamol et ceux destinés aux diabétiques et aux cardiaques.
<B>Gestion</B>
Une option envisagée est le renouvellement partiel des contrats existants. «Les médicaments sont des produits sensibles et essentiels. Ils ne peuvent subir le même régime que d?autres produits», a indiqué un technicien du ministère.
L?autre option est que les hôpitaux s?approvisionnent sur le marché local, procédure d?urgence à laquelle ils ont déjà recours en situation de pénurie momentanée. Mais la note à régler est alors très élevée, en raison du prix du marché et du fait qu?ils ne bénéficient pas, ainsi, d?économies d?échelle. Les techniciens du ministère de la Santé envisagent également l?option d?achats en petites quantités.
Si certains centres de santé subissent un manque de médicaments, le ministère de la Santé en attribue la cause à un problème de gestion. «Au niveau de nos stocks, nous sommes assez confortables. Il n?y a aucune pénurie. C?est juste que certains hôpitaux se retrouvent avec des stocks épuisés plus rapidement. Nous avons alors recours à une nouvelle répartition des stocks entre les hôpitaux», a-t-on soutenu.
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