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L?abaissement tarifaire en question
Les enjeux du commerce international sont importants. Face aux défis de l?ouverture des frontières et des marchés, le ministère de l?Industrialisation, du Commerce et du Développement du secteur privé a organisé un atelier d?information de trois jours à la Chambre de commerce d?Antananarivo.
D?après le ministre Roger Marie Rafanomezantsoa, cette initiative devra accompagner l?intégration du secteur privé dans les concepts de l?abaissement tarifaire et de l?intégration régionale. Deux experts du Centre du commerce international ont été dépêchés pour animer cet atelier d?information. ?L?intégration de Madagascar au sein de la Communauté pour le développement de l?Afrique australe (Sadc) implique toute une série de décisions liées au protocole commerce signé par les représentants malgaches en 2005?, déclare le ministre lors l?ouverture de l?atelier. Le protocole commercial a pour objectif l?annulation des droits de douanes pour 85 % des produits échangés entre les pays membres de la Sadc en 2008 et une annulation totale pour tous ces produits en 2012. Le but final étant de mettre en place une zone de libre-échange et un commerce équitable. Une annulation progressive des droits de douanes sera lancée dans les années à venir. Le plan d?abaissement tarifaire proposé par Madagascar a d?ailleurs été appliqué depuis le 15 novembre. Face à l?ouverture des frontières à la concurrence régionale, les entreprises malgaches ont fort à faire face à une multitude changements et de révolutions. L?abaissement tarifaire est pour le moment une arme à double tranchant pour le secteur privé malgache. D?un côté, le principe offre une multitude d?avantages aussi bien pour les consommateurs que pour les entreprises locales. Les industries malgaches pourront jouir de cette ouverture pour mieux s?approvisionner en matières premières et en intrants dans un contexte plus favorable. En parallèle, le marché local s?ouvre également aux produits étrangers. Une aubaine pour les consommateurs qui auront alors une plus large palette de marchandises disponibles à des prix plus compétitifs. Une situation qui pourrait également instaurer une rude concurrence pour les produits industriels locaux. ?Cette adhésion au protocole du commerce implique des gains et des coûts ainsi que des risques pour Madagascar?, explique le ministre. ?Les gains se traduisent par une baisse des prix pour les consommateurs, un élargissement de marché pour les entreprises, un transfert de technologie et un tremplin pour se préparer à la concurrence mondiale?, continue-t-il. Cependant, elle entraînera une perte de recettes douanières, une hausse des importations, et une concurrence étrangère plus accrue.
Doda Andrianantenaina
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