Publicité
La Vuelta promise aux Espagnols
En l?absence de Lance Armstrong et de Jan Ullrich, le Tour d?Espagne cycliste, qui débute aujourd?hui à Gijon, devrait être pour la quatrième année consécutive une affaire strictement hispano-espagnole. Même en l?absence des deux meilleurs coureurs de grands Tours, cette 58e edition de la Vuelta s?annonce pourtant intéressante, les organisateurs ayant concocté un parcours sans temps mort.
Ces deux dernières années, la course s?est gagnée au finish, Aitor Gonzalez supplantant Roberto Heras lors du dernier contre-la-montre commme Angel Casero avait battu Oscar Sevilla l?année précédente.
Mais cette fois, les grimpeurs devraient avoir la part belle au détriment des spécialistes de l?effort solitaire.
Six arrivées en altitude et un contre-la-montre en côte sur les 12 km de l?Alto de Abantos l?avant-veille de l?arrivée devraient suffire aux montagnards pour creuser des écarts conséquents.
En quête de revanche
Aussi Roberto Heras, secondé par l?armada US Postal, semble le favori logique dans une course qu?il a remportée voilà trois ans.
Sevilla part pour sa part dans l?inconnu, ayant très peu couru cette saison en raison d?une blessure.
Deux chronos à Saragosse et Albacete devraient également permettre à Aitor Gonzalez et Angel Casero de s?illustrer.
Francisco Mancebo, le petit grimpeur d?Ibanesto.com, et Igor Gonzalez Galdeano, le rouleur de la ONCE en quête de revanche après avoir manqué le Tour de France, voudront également s?illustrer pour le dernier tour de roue de leurs équipes respectives.
Les chances des coureurs étrangers reposent sur les seules épaules de l?Italien Dario Frigo, de l?Américain Levi Leipheimer voire de l?Ecossais David Millar.
Tous trois ont envie de rachat, Frigo parce qu?il n?a pu confirmer un brillant début de saison avec ses victoires dans la Semaine catalane, le Tour de Valence et le contre-la-montre de Paris-Nice.
Millar parce qu?il avait quitté la Vuelta dans la controverse l?an dernier et que son Tour fut pour le moins mouvementé en raison de frictions avec son équipe Cofidis.
Levi Leipheimer a certainement des fourmis dans les jambes lui aussi, le leader de la Rabobank ayant été contraint à l?abandon dans la chute qui aura marqué la première étape du Tour.
La Vuelta part cette année sur les chapeaux de roue avec un prologue de 28 km autour de Gijon avant deux étapes de moyenne montagne en guise d?apéritif.
Publicité
Publicité
Les plus récents