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La tente, dernier espoir des sinistrés
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La tente, dernier espoir des sinistrés
?Qu?ils me donnent une tente et qu?ils aillent au diable?, lance Mohammad Farook lorsque les équipes de secours l?invitent à descendre dans la vallée. ?Nous ne voulons pas aller dans un de ces villages de tentes?, insiste cet habitant du Cachemire pakistanais venu comme beaucoup à Seran, dans la vallée de Jhelum, pour chercher le précieux morceau de toile et le ramener dans son village, dévasté comme beaucoup d?autres par le séisme du 8 octobre, dont le bilan atteint 54 000 morts et près de trois millions de sans-abri.
?Nous ne pouvons pas quitter nos foyers, notre terre. C?est celle de nos ancêtres, nos maisons sont là, nos cultures aussi?, poursuit Farook, exprimant un sentiment qui ajoute à l?amertume des organisations humanitaires, confrontées à un cauchemar logistique. Six cents tentes envoyées par le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) sont parvenues dans la vallée de Jhelum, qui compte 300 000 habitants. ?Il est probablement inévitable que certains n?obtiennent pas de tente avant l?arrivée de l?hiver?, déplore Simon Missiri, également membre des équipes de la Croix-Rouge.
Robert BIRSEL
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