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La technologie pour les étudiants malvoyants

27 janvier 2008, 00:00

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S?il y a une chose qui frappe chez Aarti Burthony, c?est sa passion pour les études et sa ténacité. Malgré son handicap ? elle est malvoyante ? Aarti figure parmi les étudiants les plus prometteurs de sa promotion. Cette jeune fille de 21 ans en est, en effet, à sa deuxième année d?études de droit à l?université de Maurice.

Avec Tribita Mathoora et Sadarsing Hureenath, elle est la troisième à bénéficier d?un logiciel qui facilite la communication entre les malvoyants et l?ordinateur. L?équipement leur a été offert jeudi par Sheila Bappoo, le ministre de la Sécurité sociale, au cours d?une cérémonie au Centre of Learning à Réduit.

« Cet appareil est indispensable. Il s?agit d?un logiciel parlant qui est téléchargé sur le PC et qui facilite la communication entre nous, les malvoyants, et l?ordinateur », explique Aarti Burthony. Il faut savoir que le logiciel peut lire tout ce qui apparaît sur l?écran. L?utilisateur choisit la langue qu?il préfère, demande à l?ordinateur de lire tel paragraphe ou telle ligne et, l?enregistre sur my documents une fois les tâches nécessaires accomplies.

Tout serait parfait s?il n?y avait pas une ombre au tableau. Les étudiants malvoyants se plaignent, en effet, de ne pas avoir leurs transcriptions à temps car ils sont censés faire référence aux livres pour les dissertations. Si c?est chose facile pour les jeunes qui ne souffrent d?aucun handicap, il s?agit d?un réel parcours du combattant pour les malvoyants.

Ces derniers, après avoir choisi leurs livres, doivent attendre que les transcripteurs du Loïs Lagesse Trust Fund puissent leur transcrire les livres en braille. « Or ce qui se passe, c?est que cela prend trop de temps et que nous n?avons pas la transcription à temps. Et souvent, au lieu du bouquin tout entier, on se contente de nous donner deux ou trois chapitres. Si nous devons faire référence à un auteur, nous ne le pouvons pas, faute de matériel », se lamente Aarti. La jeune fille pense que cela pénalise les étudiants malvoyants, par rapport à ceux qui peuvent feuilleter les livres à loisir.

Malgré les efforts consentis pour donner la place qu?il faut aux handicapés, il y a encore beaucoup à faire pour réduire les inégalités entre les gens dits normaux et les malvoyants.

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