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La solidarité prend de l?ampleur

7 janvier 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La vague de solidarité surmonte le tsunami. Après cette catastrophe qui a ravagé une partie de l?Asie du Sud, les Mauriciens se sont mobilisés de manière spontanée pour venir en aide aux victimes.

Des organisations pour lever des fonds, ou pour expédier des vivres, ont rapidement vu le jour. Chacun veut aider à sa manière. Faut-il privilégier des vivres ou plutôt faire des dons en argent ? Comment seront canalisées les aides destinées aux différents pays ?

Le ministre de la Sécurité sociale, Sam Lauthan, a déclaré hier matin dans une conférence de presse : ?Je préfèrerais des dons en argent afin que Médecins sans frontières, l?Unicef, le Croissant-Rouge et la Croix-Rouge, qui coordonnent les secours sur le terrain, puissent s?en servir d?une façon plus judicieuse. Car eux savent où doivent être dirigés les vaccins, les médicaments et les vivres.? Les expériences passées ont montré que le coût d?un conteneur revenait plus cher que son contenu. Et les conteneurs prennent environ vingt jours pour arriver à destination.

Pour canaliser les dons en espèces ou en vivres, le ministère de la Sécurité sociale compte utiliser le réseau de 173 centres communautaires et centres sociaux du pays. Ceux-ci opèrent sous l?égide du Sugar Industry Labour Welfare Fund. Une fiche sera remise à chaque donateur. ?Même s?il n?y a pas une date limite pour les dons, le plus tôt sera le mieux?, a précisé le ministre.

Premiers dons expédiés

Hier toujours, lors d?un point de presse, Ram Nookadee, secrétaire du Mauritius Council of Social Services (Macoss), devait souligner qu?une quête nationale aura lieu du 14 au 16 janvier dans le même mouvement d?aide. Il a demandé à ceux qui veulent organiser des collectes d?en informer le Macoss au préalable, afin d?avoir la meilleure coordination. Un permis de la police est nécessaire pour la collecte.

Par ailleurs, les groupes socioculturels se mobilisent aussi. Ils se sont réunis hier à l?Arya Sabha, à l?initiative d?Harish Boodhoo. Un comité, le Mauritius Tsunami Relief Fund, a été créé et comprend neuf membres, sous la présidence de Parama Valaydon. Des quêtes publiques seront organisées, et l?argent versé à la Macoss. ?Nous souhaitons rencontrer le Premier ministre, le leader de l?opposition ainsi que le président de la République?, a dit Harish Boodhoo. Un rassemblement est aussi prévu le jeudi 20 janvier. ?Les gens viendront des quatre coins de l?île et convergeront vers le Champ-de- Mars.?

Harish Boodhoo propose que ceux qui travaillent verse 0.25 % de leur salaire à un fonds. Pour les entreprises, 0.50 % de leurs profits annuels pourrait être versé, montant déductible des impôts. ?Selon mes calculs cela nous permettra de récolter quelque Rs 600 millions. Nous pourrons d?intervenir très rapidement en cas de calamité?, devait-il dire.

Pour sa part, le Lions Club de Port-Louis a expédié des vivres hier matin. Ce club bien structuré coordonne ses opérations avec le Lions Club du Sri Lanka. Les vivres arriveront dans une vingtaine de jours.

Des conteneurs sont disposés dans les mairies de Curepipe et de Port-Louis. Le public est invité à y déposer ses dons.

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