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La situation de la dette publique s?améliore, dit Sithanen
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La situation de la dette publique s?améliore, dit Sithanen
Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances, répond à ses détracteurs au sujet de la dette publique. C?était samedi lors d?une conférence de presse. Selon lui, la dernière observation de Moody?s sur l?économie mauricienne est en fait un blâme contre l?ancien gouvernement sur sa gestion de la dette publique.
?Moody?s critique l?accumulation du stock des emprunts au cours de la dernière décennie?, tient à rappeler Rama Sithanen. Ce dernier avait fait l?objet d?attaques de la part du Mouvement militant mauricien (MMM) au sujet de la note de Moody?s sur la dette de l?Etat. ?Ce sont les gens qui ont mal géré l?économie et qui nous ont laissé un lourd héritage qui essayent aujourd?hui de faire des accusations en s?appuyant sur le rapport de Moody?s?, souligne le grand argentier.
Moody?s a placé Maurice sur une liste de surveillance (watchlist), soit sur une liste de rétrogradés potentiels, suite à une évaluation de son état de santé économique. Si d?une part, Rama Sithanen impute la responsabilité de la situation des caisses publiques à l?ancien régime, il juge, d?autre part, certains aspects de l?analyse de Moody?s incorrects. Le ministère des Finances est en train de prendre des dispositions pour rétablir les faits auprès de l?agence de credit rating lors des consultations prochaines.
?Moody?s reconnaît qu?il y a eu des efforts de consolidation fiscale depuis 2006?, dit le ministre. La dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB) a chuté entre juin 2005 et juin 2007 (58,5% à 55%). En termes absolus, par contre, le montant des emprunts est passé de Rs 105,8 milliards à Rs 121,5 milliards.
Les attaques de Rama Sithanen sont principalement dirigées vers Paul Bérenger et Vishnu Lutchmeenaraidoo, respectivement leader et président de la commission économique du MMM. ?Les mêmes personnes qui nous accusent de vouloir aller trop vite viennent aujourd?hui dire que nous ne faisons pas assez d?effort concernant le déficit fiscal et la dette?, s?insurge le vice-Premier ministre.
Selon lui, l?état des caisses aurait été bien meilleur si le gouvernement n?avait pas hérité ?des squelettes dans les placards? de l?ancien gouvernement. Rama Sithanen chiffre à Rs 3 milliards les ardoises des corps parapublics que le présent gouvernement doit éponger. Il a aussi dénoncé un certain ?colourable device? qu?aurait utilisé le régime précédent pour transformer des obligations à court terme en des dettes à moyen terme sans prévoir le paiement d?intérêt à cet effet.
Rama Sithanen a expliqué les initiatives de son ministère pour revoir le profil de maturité des emprunts de l?Etat. Le gouvernement est en train d?allonger les échéances des dettes en vue de décongestionner les emprunts à court terme dont les niveaux sont trop élevés par rapport aux normes de gestion saines.
Le ministre dit son désaccord avec certains points avancés par Moody?s, dont les prévisions de croissance. L?agence de notation prévoit une progression de 3,8%, alors que les autorités mauriciennes misent sur une croissance de 5,6%.
Le grand argentier explique que l?activité dans plusieurs industries, dont le tourisme et le bâtiment, reste florissante tandis que les investissements directs étrangers continuent à affluer. La balance des paiements montre de meilleures dispositions avec un excédent de Rs 4 milliards malgré une lourde facture d?importation avec notamment la flambée des cours pétroliers et la hausse de plusieurs matières premières et denrées alimentaires.
Au sujet de l?inflation, le ministre déclare que la conjoncture internationale joue contre le coût de la vie. Le MMM avait affirmé que c?est le gouvernement qui est responsable de la flambée des prix avec la dépréciation accélérée de la roupie l?année dernière et l?enlèvement des subsides sur le riz et la farine. Rama Sithanen maintient, lui, que la politique monétaire adoptée était nécessaire pour favoriser la croissance et la création d?emplois. ?La seule solution face à la cherté de la vie est que le pouvoir d?achat des Mauriciens s?accroît plus vite que le taux d?inflation.?
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