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La Santé conclut à la négligence médicale dans la mort d?un garçonnet

18 janvier 2006, 20:00

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Stéphane, neuf ans, est mort sur la table d?opération la semaine dernière. Il souffrait de graves complications cardio-vasculaires, dont un trou au c?ur, et lors de l?intervention, des bulles d?air se sont propagées dans son corps, provoquant sa mort.

Le ministère de la Santé a institué une enquête comprenant un surintendant de l?hôpital, un Principal Medical Officer et un directeur administratif. Le couperet est tombé : une erreur humaine serait à l?origine du décès, a-t-on appris hier de sources issues de la Santé. Contacté hier, le directeur de ce Centre de chirurgie cardiaque, le Dr Sunil Guness, s?est refusé à tout commentaire.

En fait, ce serait après une manipulation maladroite de l?appareil c?ur-poumon que des bulles d?air se sont formées pour se figer dans tout le c?ur de l?enfant et jusqu?à son cerveau. Ce qui lui a été fatal.

A la Santé, on explique que ce type d?accident ne devrait jamais arriver dans de telles opérations. Et le rapport montre du doigt un perfusionniste ayant assisté l?équipe du Pr Kalangos qui a pratiqué l?intervention.

Le garçonnet dont le cas était jugé très compliqué par les médecins mauriciens a dû attendre l?arrivée du Pr Kalangos, spécialiste en pédiatrie, et de son équipe en provenance de la Suisse pour procéder à cette intervention chirurgicale. Mais le perfusionniste, lui, serait un Mauricien.

?Ce sont des choses qui arrivent?

Le rapport rédigé par les enquêteurs du ministère de la Santé a été remis au ministre de la Santé, Satish Faugoo, pour décider de la marche à suivre. Mais il est fort probable que le dossier ne sera pas envoyé au Medical Council car le perfusionniste n?en est pas membre. Il fait partie du corps para médical.

Comme sanctions, il pourrait cependant écoper d?un sérieux avertissement avec possibilité de mutation dans un autre département du ministère de la Santé. Mais au niveau du ministère, on craint que cette affaire aille en cour car ils anticipent déjà des dédommagements que réclamera la famille de la victime, originaire de Plaine-Magnien.

?Ce qui est arrivé n?est pas une première et ne sera pas la dernière car ce sont des choses qui arrivent en chirurgie cardiaque. Il y a eu un cas récent lors d?une transplantation cardiaque en France?, fait néanmoins ressortir un proche au centre cardiaque.

Ce dernier ajoute que le cas du garçonnet était très compliqué et les risques étaient beaucoup plus élevés. Selon lui, le taux de mortalité pour chaque 100 personnes opérées du c?ur dans ce centre est au-delà des normes européennes, soit de 1,8 % alors que les normes européennes sont de 2,5 %.

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