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La SADC défend les intérêts de Maurice
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La SADC défend les intérêts de Maurice
Prega Ramsamy, secrétaire exécutif de la Southern African Development Community (SADC), défend les intérêts de Maurice à sa manière. Il travaille pour l?organisation depuis 1997 et assume les fonctions de secrétaire exécutif depuis mars 2001. Cet ancien économiste du ministère du Plan à Maurice porte une attention particulière aux spécificités du pays quand la SADC adopte des positions concernant le commerce international.
Prega Ramsamy a contribué à l?évolution de la SADC en pilotant le processus de centralisation des activités de l?organisation. Sous son mandat, les différents services de la communauté ont été regroupés dans quatre grands directoires à Gaborone, au Botswana, afin d?avoir une gestion plus cohérente. « Il nous a fallu trouver les compétences pour travailler sur des dossiers couvrant 21différents aspects de la coopération en Afrique. Cela n?a pas été facile », reconnaît-il.
Prega Ramsamy privilégie une approche de centralisation et de globalisation. Il estime que le processus de centralisation est déjà en bonne voie et que la SADC doit désormais s?ouvrir encore plus au commerce international. Pour lui, il est essentiel que la communauté se transforme en zone de libre-échange sans barrière tarifaire afin que les quatorze pays membres puissent renforcer leurs industries en commerçant entre eux et en se positionnant comme un bloc économique soudé face à l?Union européenne ou les Etats-Unis.
« Maurice joue un rôle moteur au sein de la SADC en apportant son expérience dans le domaine de l?industrie et de l?enseignement », explique Prega Ramsamy. Et la SADC le lui rend bien. Elle porte ainsi un intérêt particulier à la défense des Small Island Economies et des petits états enclavés dans ses négociations avec les deux grands blocs économiques.
Maurice dispose donc de l?appui d?un groupe économique, comprenant des partenaires de taille, comme l?Afrique du Sud ou la Namibie, pour défendre ses intérêts et négocier certaines dérogations par rapport à l?Accord de Cotonou ou à l?Africa Growth and Opportunity Act (Agoa.)
« Le soutien du groupe est nécessaire pour que Maurice arrive à peser dans ces négociations. »
Mais l?Afrique n?est pas nécessairement un bloc uni. Le secrétaire de la SADC pense donc que si certaines organisations comme la South African Customs Union peuvent actuellement adopter des positions légèrement divergentes, à la longue, l?intégration des différentes politiques économiques en Afrique est inévitable.
« Mais cela ne doit se faire que dans un contexte où tous les pays arrivent à tirer des avantages de cette intégration », prône-t-il.
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