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La sécurité des autobus neufs mise en doute
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La sécurité des autobus neufs mise en doute
«Il y a plusieurs problèmes au niveau des autobus neufs de la CNT», soutient un employé affecté au garage de cet organisme parapublic. Il montre du doigt notamment la flotte récemment acquise : 80 autobus immatriculés juin 2007. Il met en fait en cause la visibilité réduite des chauffeurs de ces types de véhicules.
Raj Dahlia, le directeur de la Corporation nationale de transport (CNT) est, lui, d?un avis divergeant. Il soutient qu?il ne s?agit pas tant d?insécurité mais plutôt de guerre intestine entre différents représentants des employés.
«Il n?y a pas eu d?accidents, mais il faut dire que le tableau de bord du bus est trop haut, ce qui réduit le champ de vision du chauffeur», explique cet employé de la CNT. A cela, Raj Daliah rétorque : «Ces bus sont en circulation depuis 450 jours, mais c?est maintenant qu?ils découvrent des problèmes ?»
Idem pour d?éventuels problèmes de freins qu?auraient ces autobus. Le directeur de la CNT affirme qu?il s?agit juste d?un sifflement et que les mécaniciens de la compagnie en étudient déjà les causes. Il précise également que les autres compagnies de transport font face au même problème.
Qu?en est-il de l?entretien des autobus ? Alors que le directeur affirme qu?il n?y a aucun problème au niveau de la maintenance, un employé du garage affirme le contraire. Pour lui, les 150 mécaniciens pour une flotte de plus de 500 véhicules ne sont pas suffisants. Pourtant, le nombre de véhicules par mécanicien semble être plus ou moins le même partout.
Avec 40 mécaniciens pour 170 autobus, la Triolet Bus Service effectue des révisions à peu près à chaque 8 000 kilomètres. En termes de semaine, c?est vers la septième et la huitième semaine qu?une maintenance est effectuée.
C?est ce qu?explique Raj Sewraj, workshop manager de cette compagnie d?autobus. Il assure que les autobus de la compagnie sont renouvelés le plus souvent possible, ajoutant que ses véhicules, pour la plupart de la marque Ashok Leyland, possèdent tous des plaques d?immatriculation datant d?après 2001.
S?il explique qu?il n?a pas de gros problèmes au niveau des autobus, il soutient que «les disques de débrayage doivent cependant être remplacés tous les cinq mois».
A la CNT, l?employé ajoute qu?il y a également, depuis un mois, une pénurie de roues neuves à la CNT. Ce que dément catégoriquement Raj Daliah qui affirme qu?il n?y a aucun problème concernant des autobus de la CNT, à quelque niveau que ce soit. «La sécurité des passagers comme des employés n?est pas en péril», soutient-il.
«La vie d?un autobus dépend de la maintenance», explique un des employés du garage de la CNT. Il soutient également qu?il y a un problème de pièces de rechange sur le marché. Du coup, certaines pièces utilisées ne seraient pas des originales et les mécaniciens ne sont pas formés pour déceler ce type de problème, affirme-t-il.
Pour éviter des problèmes de pièces de rechange, la Mauritian Bus Transport Ltd. (MBTL) importe de son côté elle-même ses pièces. «Il ne faut pas hésiter à investir dans l?équipement», lâche Dhiraj Dosiah de la MBTL. Pour lui il y va de la sécurité et du confort des passagers et des employés de la compagnie.
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