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La route menace de s?effondrer
Rue Thomazie, morcellement Hermitage, à Coromandel, les poids lourds sont la terreur des habitants. À leur passage, les maisons, situées en bordure de route, tremblent et vibrent à cause de la fragilité de la route. Cela fait cinq ans qu?une moitié de la chaussée menace de s?effondrer à tout instant.
La route est fissurée de part en part. Pour éviter que la situation ne s?aggrave, des barrières ont été placées par la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill, transformant la rue en voie unique.
Cela ne fait qu?alarmer davantage les habitants qui alertent les autorités du danger, à coups de pétitions et de lettres. « Nous craignons de voir nos pires cauchemars se réaliser, que la route s?écroule et entraîne mort d?homme. Elle peut céder d?un moment à l?autre », redoute Daniel Chauvin, un habitant.
Selon lui, des ministres accompagnés d?ingénieurs sont venus constater l?étendu du problème. Mais aucune solution n?a été trouvée. « Les autorités nous avaient assuré qu?une enveloppe de Rs 5 millions serait votée dans le budget 2003-2004 pour la reconstruction de la route. Deux ans plus tard, toujours rien. Nous avons l?impression d?avoir été roulés. »
Ces critiques provoquent le courroux de Rajesh Bhagwan, ministre de l?Environnement et de la National Development Unit. « Nous ne manquons ni d?argent ni de volonté. Si nous n?avons rien pu faire jusqu?à présent, c?est à cause du manque de coopération des habitants dont les terrains se trouvent en contrebas de la route », fulmine-t-il. Il fustige aussi la mauvaise planification dont ont fait preuve les promoteurs du morcellement.
La National Development Unit avait préconisé la construction d?un pont aux structures renforcées à la place de la route. La réalisation de ce projet dépendait du bon vouloir des habitants dont les terrains se trouvent en contrebas. Les autorités leur ont en effet demandé de leur céder une portion de leur terre. Face aux refus, le projet a dû ainsi être gelé. À un certain moment, dit-il, l?État envisageait la compulsory acquisition.
« Finalement », explique Rajesh Bhagwan, « j?ai demandé à mes consultants de préparer un autre projet en amendant le plan initial. Le dossier est actuellement au Central Tender Board et j?espère qu?on pourra lancer les appels d?offres en mai et en finir avec ce problème cette année. » Le coût des travaux avoisinerait Rs 15 à Rs 20 millions.
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