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La Roumanie attire des aspirants médecins
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La Roumanie attire des aspirants médecins
Qu?est-ce qu?une jeune fille peut bien trouver en Transylvanie, pays de Dracula, enclavé par les Carpates ? Shamina est en troisième année de médecine générale. Pour réaliser son rêve de devenir médecin, elle a mis le cap sur la froide Transylvanie, en Roumanie.
D?un point de vue mauricien, ce choix peut laisser perplexe. Shamina n?est pourtant pas la seule à l?avoir fait. En ce moment, 70 Mauriciens y étudient la médecine. Le nombre devrait encore augmenter cette année. Tous sont inscrits à la prestigieuse et très vieille Iuliu Hatieganu University of Medecine and Pharmacy, fondée en 1565.
Depuis quelques années, les aspirants médecins et dentistes y sont formés, à l?instar de plusieurs de nos grands spécialistes en médecine. Le secret était jalousement gardé par ceux qui connaissent la filière.
Aujourd?hui, la Roumanie et l?université Iuliu Hatieganu comptent sortir de l?anonymat. Pour la première fois, cet établissement étatique a envoyé deux émissaires à Maurice pour nouer des contacts avec les autorités et explorer le terrain. Les démarches pour mettre sur pied un consulat ont également démarré.
L?université octroie huit bourses par an aux Mauriciens. Elle souhaite que la procédure d?attribution passe dorénavant par le ministère de l?Education. Des pourparlers sont entamés dans ce sens.
Les Mauriciens sont attirés par cette université à cause du coût et de la qualité de l?enseignement. ? Le point le plus important, c?est l?enseignement de haute qualité. C?est notre priorité. Plusieurs des plus grands médecins mondiaux viennent de chez nous ?, indique Michaela Baciut, associate professor. Contrairement à d?autres établissements, l?accent est mis sur la pratique.
Coût modique des etudes
?Dès le départ, il y a beaucoup de pratique. Il est important que le médecin connaisse le malade et non seulement la maladie. Un bon docteur doit également pouvoir aborder l?aspect psychologique du patient ?, indique Grigore Baciut, vice-président de l?université d?Iuliu Hatieganu.
L?autre point déterminant dans le choix des étudiants est le coût modique de la formation. Pour vivre et payer les études pour une année, un Mauricien peut s?en sortir avec Rs 200 000.
Reste la barrière linguistique. Mais celle-ci est surmontable. A cause de sa grande popularité à travers le monde ? environ 10 % des 7 500 étudiants sont des étrangers ? l?université offre des cours en anglais et français. Pas besoin donc d?être un expert en roumain pour y étudier.
Des échanges entre universités sont réalisables. ?Nous faisons partie de plusieurs réseaux d?universités européennes. Il est par conséquent possible de combiner les études dans plusieurs universités ?, explique Michaela Baciut.
Toutefois, les universités des pays de l?Europe de l?Est pâtissent souvent d?une mauvaise réputation. A cela, l?université répond par un port- folio impressionnant d?anciens étudiants reconnus dans le monde entier et primés pour leurs activités dans la médecine. Il n?y a pas de place pour des diplômes de complaisance. ?Notre programme est tellement chargé que nos étudiants n?ont pas le temps de se faire de l?argent de poche. Soit ils mettent en suspens leurs études, soit ils s?y consacrent entièrement. Faire les deux en même temps n?est pas possible ?, soutient Grigore Baciut.
Pour les Mauriciens, le plus grand handicap de l?institution demeure ses procédures d?inscription assez complexes. Une demande de visa doit pour le moment passer par l?ambassade de Roumanie en Afrique du Sud. Des informations peuvent être obtenues en s?adressant à l?office d?admission des étudiants étrangers de l?université. Son adresse e-mail est [email protected]
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