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La riposte des concessionnaires du neuf
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La riposte des concessionnaires du neuf
Après avoir longtemps dominé le marché automobile, les voitures ?reconditioned? se font doubler par le neuf qui termine l?année en pôle position.
Chaque mois, chez tous les concessionnaires du neuf c?est le même suspense : avant d?entrer en réunion avec leurs collaborateurs, les directeurs se font livrer les derniers chiffres de ventes de véhicules. Et là, ça fait mal. Les statistiques sont analysées, et décortiquées.
Dans un premier temps, par marque de voitures, par catégorie, et ensuite par groupe. Bref tout est passé au peigne fin. Le but de chacun est d?être sur le podium, et surtout de devenir le leader des ventes de véhicules. Mais dans cette guerre commerciale, ils ont tout de même un point en commun. Doubler leurs rivaux : les vendeurs de véhicules reconditioned. Longtemps humiliées, les ventes de voitures neuves filent cette année à 250 kilomètres/heure.
Pour la première fois depuis trois ans, c?est le soulagement du côté du neuf. Les ventes se sont légèrement améliorées.
D?après les derniers chiffres de la National Transport Authority (NTA), jusqu?à fin novembre, 5 000 immatriculations de véhicules neufs ont été enregistrées contre 4 800 pour les véhicules reconditioned. La tendance devrait se poursuivre cette année. Etonnant ? Pas vraiment. ?Avec la nouvelle législation, les véhicules neufs sont devenus aussi compétitifs en termes de prix que les reconditioned?, confie Dean Ah Chuen, directeur d?ABC Motors. En effet, depuis l?année dernière, la législation pour l?importation de voitures reconditioned a été revue. Les fournisseurs n?ont plus le droit d?importer des véhicules de moins de 18 mois ni de plus de quatre ans. ?C?est une justice qui a été rendue, car nous étions quelque peu défavorisés par ce système?, confie Arvind Issur, directeur de Beechand, concessionnaire de la marque Toyota.
?Un véhicule qui entrait à Maurice et qui avait trois mois, par exemple, était plus compétitif au niveau du prix que les voitures neuves?, souligne Dominic Dupont, nouveau directeur d?Iframac. Les revendeurs de voitures d?occasion (différentes des reconditioned) arrivent aussi à tirer leur épingle du jeu avec cette législation. Car ils écoulent des voitures de plus de quatre ans, chose qui était devenue difficile avec l?ancienne loi.
?Près de 25 % de notre clientèle achète des voitures de plus de quatre ans. Il est clair que nous avons perdu des parts de marché à cause de cette législation?, explique de son côté le président de la Dealers Imported Vehicles Association (DIVA), Zaid Ameer.
La suprématie des voitures reconditionned a duré trois ans. En 2003, il y a eu 7 200 immatriculations de véhicules reconditioned enregistrées par la NTA, contre 4 100 pour le neuf. En 2004, c?était à peu près la même tendance : 7 100 immatriculations contre 4 200 pour le neuf.
Le hors taxes (duty-free) est aussi un facteur qui a permis de booster la vente du neuf. Beaucoup de fonctionnaires ont changé leur véhicule cette année. Ils ont pu profiter d?une nouvelle législation mise en place dans le dernier budget du précédent gouvernement. En effet, les véhicules entre 1 201 centimètres cubes et 1 500 centimètres cubes étaient taxés à 95 %.
Depuis cette année, les véhicules allant jusqu?à 1 600 centimètres ne sont plus taxés à 135 % mais à 95 %. ?C?est une bonne chose puisque certaines marques de véhicules, à l?instar de la Mazda 3, ne font pas de motorisation de 1 500 centimètres cubes. Or, les fonctionnaires étaient quelque peu pénalisés. Cette législation rétablit l?équilibre?, souligne Mrinal Teelock, de chez Axess.
Par ailleurs, le fait que les concessionnaires aient investi massivement dans des showrooms et amélioré leur service a un impact sur la clientèle. Selon Vasili Coopamah, sales manager chez IDC, le concessionnaire de la marque suédoise SAAB, le cadre joue un rôle déterminant dans l?achat. ?Lorsqu?une personne achète sa voiture chez un concessionnaire du neuf, il est tout de suite rassuré. Il sait, par exemple, qu?il peut avoir les pièces de rechange facilement.? Au total, les concessionnaires vont y investir plus de Rs 200 millions pour 2006.
Il n?en demeure pas moins que l?année 2006 sera difficile tant pour le neuf que le reconditioned. Zaid Ameer explique cela par la situation économique. ?Il y a un indicateur qui explique bien la tendance. Les chauffeurs de taxi tardent à renouveler leur flotte de véhicules. Pourtant, ils bénéficient d?une exemption de taxe.? Les concessionnaires de neuf ont le même sentiment.
Le classement des ventes de véhicules neufs au 30 novembre est le suivant : le groupe ABC arrive en tête avec 1 074 véhicules vendus, ce qui représente 21,5 % de parts de marché. Il est suivi du groupe British American Investment avec 753 ventes, ce qui équivaut à 15,7 % de parts de marché. Axess est en troisième position avec 597 véhicules vendus. Beechand arrive à la quatrième place avec 579 véhicules vendus, ce qui représente 11,59 % de parts de marché.
Au niveau des marques, c?est Nissan qui décroche la palme avec 1 056 véhicules, ce qui correspond à 21 % de parts de marché, suivi de Toyota avec 579 véhicules vendus représentant 12 % de parts de marché, Honda arrive en troisième position.
ECONOMIE DE PÉTROLE
<B>La voiture hybride, seule solution</B>
■ La hausse du cours du baril de pétrole, sur fond de réchauffement climatique, relance le débat sur la voiture économique. Or, après la faillite de la voiture électrique, la pile à combustible n?est pas pour demain, d?autant qu?elle impose un nouveau circuit de distribution d?hydrogène. Alors, pour combiner économie de pétrole et réduction de la pollution avec maintien du confort d?utilisation et coût d?acquisition raisonnable, seule la voiture hybride semble en mesure d?apporter une solution. Elle propose en effet d?optimiser le fonctionnement d?une automobile à essence en récupérant, sous forme électrique, toute l?énergie perdue ou gaspillée. La voiture hybride n?est qu?un perfectionnement de l?automobile classique. En récupérant l?énergie perdue par la voiture purement thermique, elle économise du carburant et pollue moins. Pourquoi ne se généralise-t-elle pas ? La raison tient en un mot : son coût.
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