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La revanche de Daby
A plusieurs reprises, Subiraj Daby a convoité le poste de président et à chaque fois, il a été coiffé au poteau par quelqu?un d?autre. Ce conseiller de Roche-Terre s?est souvent retiré de la course pour soutenir un ami. Et toujours du côté du vainqueur. Il faisait partie des commissions. Faute de présidence, il a été vice-président l?année dernière. Il était de la majorité.
Depuis des années, on lui colle une étiquette : celle de n?être pas un partisan du parti travailliste (PTr). Les partisans rouges lui reprochent d?avoir travaillé pour l?opposition aux dernières élections. Mais il l?a toujours nié, disant que son ambition est de travailler pour l?intérêt des habitants du Nord en général et surtout en faveur des habitants de Roche-Terre. Il peut se prévaloir d?un bilan plus ou moins flatteur depuis qu?il est conseiller.
Un mois avant les élections, la grosse majorité des conseillers avaient décidé de soutenir Ravin Sowamber pour être le nouveau président. Daby et ses fidèles suiveurs de même.
Ravin Sowamber, conseiller de Grand-Baie, voulait tout le monde «on board». Il avait le soutien de ceux qui ont toujours voté contre Daby et ses amis. Parmi eux, des conseillers, qui dans le passé, ont sorti des tracts contre ceux qui dirigeaient le conseil. Il y a même eu des cas qui ont été soumis à l?ICAC. Cette démarche de Ravin Sowamber n?a pas plu à Subiraj Daby ni aux conseillers Nitin Seetah, Ranjiv Woochit et Satish Ramruttun. Dès lors, le groupe s?est scindé en deux et Ravin Sowamber s?est retrouvé en minorité. Du côté du gouvernement, même si aucun mot d?ordre n?a été donné, les membres de la majorité souhaitaient que Ravin Sowamber soit élu président. Mais il y a eu 21 conseillers à ne pas écouter le gouvernement. Ils ont soutenu Subiraj Daby jusqu?au bout.
Durant le dernier week-end, les conseillers proches de Subiraj Daby ont évité tout contact avec des membres du gouvernement et se sont réunis dans un lieu secret. Mardi, ils sont entrés dans la salle du conseil un par un, cinq minutes avant l?heure des élections. Un ancien président, proche du PTr, a même refusé de prendre le téléphone d?une haute personnalité. Et malgré les tentatives d?un ministre pour le joindre, il est resté de marbre. C?est par bulletin secret qu?il a fait connaître son opinion.
Ravin Sowamber, tout en acceptant sportivement le verdict, est amer, lui qui pourtant bénéficiait du soutien du gouvernement.
Mais, fait encourageant, l?équipe gagnante a déjà accueilli les perdants en nommant quelques membres au sein des différentes commissions.
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