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A la pêche au gros
C?est certainement avec l?oreille collée au transistor que les Lyonnais passeront leur pause déjeuner vendredi à 12 heures. Avec de l?autre côté des Alpes, le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des Champions (matches aller les 5 et 6 avril, retour les 12 et 13 avril) à Nyon (Suisse) par le comité exécutif de l?UEFA.
Cette fois-ci, finis les chapeaux et les têtes de série. Toutes les équipes seront sur un même pied d?égalité, ce qui pourrait donner lieu à des affrontements entre clubs du même pays, comme ce fut le cas l?an passé avec Arsenal et Chelsea.
On peut donc très bien imaginer un bouillant derby milanais entre le Milan AC et l?Inter (comme en demi-finale en 2003).
Lyon a ébloui le Vieux Continent en huitièmes de finale en atomisant le champion d?Allemagne, le Werder de Brême (10-2, score cumulé).
Une performance qui n?a pas encore pour effet de faire trembler les grands d?Europe à l?évocation du nom de l?Olympique Lyonnais mais qui a suscité l?attention des autres clubs, à l?exception de celle des Espagnols.
Car les grands absents de ce tirage sont les formations de la péninsule ibérique, qui n?ont placé aucun représentant dans ces quarts de finale, une première depuis 1993.
Le président de l?OL, Jean-Michel Aulas, a émis deux v?ux : éviter de jouer une équipe que Lyon a déjà rencontrée par le passé (sont particulièrement visés le Bayern Munich et l?Inter Milan) et affronter une légende pour franchir un palier supplémentaire.
Pour cela, le président lyonnais rêvait d?affronter le Real Madrid, vainqueur de 9 C1. Seulement la Juventus est passée par là. Toutefois, en dépit de l?absence des clubs espagnols, il reste du lourd. A commencer par le retour en force des Italiens.
Les Italiens en puissance
Ils sont trois cette fois-ci en quarts de finale, les trois mêmes d?ailleurs qui avaient participé aux demi-finales en 2003 (Milan AC, Juventus Turin, Inter Milan), édition qui avait donné lieu à une finale 100% transalpine.
Lyon n?a jamais rencontré le Milan AC, ni la Juventus Turin. La venue du club rossonero permettrait au public de Gerland de retrouver son chouchou Vikash Dhorasoo. Affronter un des deux clubs assurerait un challenge de taille à relever tant les défenses des deux équipes, co-leaders de la Serie A, semblent difficiles à bouger.
Mais c?est typiquement le genre de match qui fait se soulever les foules. Et l?Olympique Lyonnais, meilleure attaque de la Ligue des Champions, a des qualités à faire valoir. Quant à l?Inter Milan, l?OL s?y est déjà frotté à plusieurs reprises avec plutôt une belle réussite (on se souvient des deux victoires lyonnaises à San Siro).
Du lourd, il y en a aussi en Allemagne et en Angleterre. Petite curiosité de ce tirage, Chelsea, qui partage avec Lyon le fait de ne pas avoir remporté de C1, est le seul club de ces huitièmes n?appartenant pas au G14.
Aulas n?a jamais caché son désir de rencontrer le Chelsea d?Abramovich, histoire de se construire un destin à la Monaco. Mais le président du club rhodanien préférerait affronter la pléiade de stars conduite par Mourinho en finale, afin de mettre la petite cerise sur le gâteau.
Quant au Bayern Munich, les supporters lyonnais ont déjà eu droit à trois affrontements avec le club bavarois en quatre ans. Avec toutefois, un bon ratio pour les Lyonnais. Alors, quitte à se qualifier, pourquoi ne pas se coltiner une nouvelle fois la formation allemande ?
Restent ensuite deux clubs au passé glorieux mais qui paraissent plus en retrait. Le FC Liverpool, qui compte quatre C1 dans son palmarès, a su se qualifier assez facilement face au Bayer Leverkusen mais doit composer avec une infirmerie qui déborde. De plus, Monaco a montré cette année qu?on pouvait battre les Reds.
Enfin, il reste l?invité surprise de ces quarts de finale. Bourreaux des Monégasques, les Néerlandais du PSV Eindhoven, vainqueurs de l?épreuve en 1988, ont démontré leur solidité, n?encaissant aucun but en 180 minutes.
Certes, l?attaque lyonnaise est capable de dynamiter n?importe quelle défense mais ce genre de rencontre sent le match piège à plein nez. Et ce n?est pas certain que ce soit le style d?équipe qui fasse rêver le public de Gerland.
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