Publicité

La presse bascule dans le numérique

21 janvier 2007, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Plusieurs annonces simultanées d?éditeurs de presse et de constructeurs laissent présager un accroissement de l?offre nomade en matière de livres et de journaux électroniques. Après des années de tâtonnement, l??e-paper? rigide et bientôt souple serait-il mûr pour supplanter les bon vieux journaux et magazines ?

Le premier véritable ?e-book? est né en 2000 : Cytale, une société française en pointe dans le domaine, crée le ?Cybook?, une tablette de lecture permettant d?embarquer une trentaine d?ouvrages téléchargés via un modem intégré. Trop en avance, trop peu pratique ? Toujours est-il que le produit et la société font long feu. Sony décide en 2004 qu?il est temps de se lancer et présente le ?Librié? à encre électronique (?e-ink?). Encore trop tôt, toujours pas en phase avec les attentes du marché. Mais les industriels persistent, ils sentent une attente des consommateurs : Nokia, Xerox, Hitachi, AU Optronics, Jinke, IBM, Samsung, Philips ou encore Sony et bientôt Amazon se lancent dans la bataille du papier virtuel, mais pour l?instant sans grand succès.

Jusqu?à présent, tous les produits commercialisés et une majorité des prototypes présentés ressemblaient plus à une super-tablette PC ou à un super-PDA, le projet ultra-mobile Origami de Microsoft étant le plus abouti des représentants ?tout-intégré?. Philips, en association avec iRex, tente d'imposer depuis plusieurs mois sa vision du lecteur idéal : l?liad est certes confortable, mais toujours rigide, encore trop cher, et finalement peu pratique. De son côté, Sony réactualise et baisse le tarif de son ?e-Reader? (PRS-500) régulièrement.

<B> Quels contenus pour quels produits ? </B>

Ce sont finalement des sociétés plus petites qui innovent : l?anglais Plastic Logic, une entreprise privée issue du laboratoire de physique de l?université de Cambridge, a annoncé cette semaine avoir réuni 100 millions de dollars (77 millions d?euros) afin de construire son premier centre de production de papier électronique souple à base d?encre électronique, en Allemagne, dans la ?Silicon Saxony? de Dresde. Dès 2008, ces modules d?affichage permettront une lecture proche de celle du papier, chargeront par ?Wi-Fi ?différents contenus tels que ?e-books? et quotidiens jusqu?à concurrence de plusieurs milliers de pages, sans nécessiter de recharge. Le cabinet Gartner, qui vient de publier un rapport sur le sujet, paraît séduit :?Contrairement aux autres technologies d'affichage, les écrans en papier électronique polymère sont à la fois pliables et souples.?

Dans tous les cas, c?est la praticité et surtout le prix qui feront basculer les éditeurs dans le tout numérique. En France, pour l?instant, la presse est attentiste : tant que les produits ne seront pas légers, rapides, pratiques et surtout en dessous de la barre des 100 euros, il n?y aura pas d??e-quotidien?. Les Echos innovent pourtant : le journal économique sera disponible à partir de mars prochain en version ?e-paper?.

En plus de l?abonnement au service,l?abonné aura accès à un quotidien spécifique en noir et blanc actualisé automatiquement plusieurs fois par jour via une liaison sans fil (?Bluetooth? ou ?Wi-Fi?).

Publicité