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La politique titille les étudiants
Avoir une influence sur la prise de décision du gouvernement. Cet objectif de la Political Studies Society (PSS) est des plus ambitieux. C?est pourtant ce que recherchent ses membres, tous étudiants de l?université de Maurice. Pour la première fois, ils se liguent afin de faire entendre leur voix.
Cette association sera lancée officiellement par l?ex-président de la République, Cassam Uteem, lundi à 9 h 30 à l?auditorium Octave Wiehé, Réduit. Elle veut être la voix des jeunes.
Un peu plus d?un an de cela, le manque d?intérêt des moins de 25 ans pour la politique a attiré l?attention des étudiants d?Etudes politiques de l?université. «Nous voulons les faire entrer dans ce monde-là», souligne la secrétaire de l?association Lettycia Muneean. Elle estime que l?intérêt est présent, mais il n?est pas encouragé ni canalisé. Rumila Gobin, assistante trésorière, partage cette opinion. «Les occasions pour s?exprimer font défaut», estime-t-elle.
Parrainée par son président d?honneur, Raj Mathur, politicologue et président du Mauritius Institute of Education, la PSS se veut apolitique. «Nous ne voulons pas faire de la politique partisane. Nous sommes pour un débat national», affirme Devjen Mungur, président de la PSS.
<B>Une plate-forme pour discuter</B>
Le monde politique d?aujourd?hui connaissant des lacunes, des mesures correctives peuvent être prises. «En créant cette association, nous offrons une plate-forme pour discuter des grands thèmes de la nation. Elle vient remplir un grand vide et doit permettre aux jeunes de participer au débat politique. C?est bien important pour notre démocratie», explique Raj Mathur. Constatant qu?il n?y a plus assez de débat, il laisse entendre qu?un tel organisme garde la démocratie vivante.
La PSS tâchera d?influencer la société à deux niveaux. D?abord, elle organisera des débats toutes les deux semaines. Des politiciens de tout bord seront invités à participer. Ensuite, la PSS travaillera sur des textes représentant l?opinion du plus grand nombre pour les soumettre aux décideurs.
L?association compte 70 membres. D?ici une à deux semaines, ce nombre devrait doubler sinon tripler, estime Devjen Mungur.
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