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La police retrouve ses ossements trois ans après sa disparition

3 septembre 2005, 00:00

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Elle l?a cherché, puis elle l?a pleuré, ne sachant trop s?il était mort ou encore en vie. Aujourd?hui, Jeannine est soulagée parce que fixée sur le sort de son époux, Louis Michel Gérard Dumlaye, un pêcheur de 49 ans, disparu il y a trois ans. Les ossements de ce dernier ont été retrouvés sur le flanc de la montagne La Vallée, à Ste-Croix, jeudi dernier, près d?une corde attachée à un arbre. Ce qui porte à croire que l?homme se serait suicidé. Mais Jeannine n?en croit pas un mot.

La disparition de cet habitant de Cité-Florida, Baie-du-Tombeau, remonte au lundi 24 juin 2002. Dans l?après-midi, il était sorti, comme d?habitude, dans sa barque à Baie-du-Tombeau. Et lorsqu?il sortait ainsi en mer, il regagnait la terre ferme le lendemain, vers 10 heures. Mais le mardi 25 juin, son absence s?était prolongée.

Des proches et des amis avaient organisé des recherches le long de la côte de Baie-du-Tombeau. Personne ne pouvait dire si la veille, il avait été à la pêche ou non car la barque était à terre. Jeannine se souvient de l?attitude que des policiers de Baie-du-Tombeau auraient eue alors. «Zot ti dir moi al rod li.» Elle aurait par la suite fait la navette entre sa résidence et le poste de police. Et ce n?est que le 10 juillet 2002 qu?une déposition de «missing» en bonne et due forme aurait été enregistrée.

Malgré ces contrariétés, Jeannine ne baissa pas les bras et multiplia ses démarches. Elle s?était rendue dans diverses compagnies de pêche pour vérifier si son époux n?avait pas quitté le pays pour une campagne de pêche en haute mer à St-Brandon. Car, à l?époque, plusieurs bateaux étaient en campagne de pêche sur cette île.

Depuis la découverte de ces ossements, Jeannine ne sait plus que penser. Toutes sortes de rumeurs se font entendre. Certains insinuent que l?homme aurait été agressé. D?autres encore ajoutent que quelques jours après sa disparition des gens auraient été aperçus en train de nettoyer du sang pas très loin de l?endroit où les ossements ont été retrouvés.

Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, médecin légiste qui a examiné ses ossements, n?a pu établir la cause du décès. La victime a été identifiée par son épouse grâce à sa chemise bleue, son pantalon noir et ses dents.

De plus, explique Jeannine, il n?y a aucune raison apparente pour laquelle Michel aurait décidé de mettre fin à ses jours. Dou, comme certains le surnommaient aussi, était un homme sans histoires et n?avait pas de difficultés financières. Le quadragénaire s?occupait bien de sa famille et il veillait à ce qu?elle ne manque de rien. Il ne consommait pas d?alcool. Après ses heures de travail, il était toujours assis devant sa porte. Il était aussi propriétaire de sa barque.

<B>Un chauffeur pour le vehicular</B>

Auparavant, il allait pêcher dans le nord du pays. Propriétaire d?une voiture de la marque Marina, il avait employé un chauffeur de la localité pour le véhiculer lorsqu?il allait pêcher. Cet homme s?occupait également des sorties des membres de sa famille. C?est après le décès du chauffeur que Michel s?était mis à pêcher à Baie-du-Tombeau.

Jeannine était à Rodrigues au moment de la découverte des ossements. Elle a regagné le pays à la hâte après en avoir été informée par sa famille et la police, la semaine dernière. Jeudi après-midi, elle a inhumé son époux au cimetière de Bois-Marchand après une cérémonie funèbre à son domicile au Block D 3, Cité Florida, Baie-du-Tombeau.

Michel Dumlaye était originaire de Roche-Bois, tout comme son épouse. Six enfants, cinq fils et une fille, sont nés de leur union. L?aîné, Michaël, est âgé de 22 ans et le benjamin n?a que six 6 ans.

L?enquête dans cette affaire est menée par les hommes du chef inspecteur de police Shyam Jugmohun du poste de police d?Abercrombie, Ste.-Croix.

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