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La peur de l?intoxication alimentaire
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La peur de l?intoxication alimentaire
Gilberte Fourmalou, habitante de Beau-Vallon est très fière d?avoir grandi dans le village de Mahébourg mais elle ne l?est pas lorsqu?on l?interroge sur les normes sanitaires au marché du village : «Faites un tour et vous allez voir à quel point nous sommes exposés à l?intoxication alimentaire, comme cela est arrivé à Flacq dimanche dernier, où un nombre important de personnes s?étaient rendues à l?hôpital après avoir consommé du kebab. Certains marchands ne respectent pas du tout les normes d?hygiène», dit-elle en présence d?Indira Rosia qui partage l?avis de Gilberte.
Selon Indira, il n?est plus possible de tolérer que des marchands exposent des produits alimentaires sans se soucier des risques qu?ils font courir à leurs clients. «Ils doivent être plus respectueux de l?hygiène. Les inspecteurs sanitaires doivent faire leur travail comme il faut. La loi doit être appliquée dans toute sa rigueur».
Mardaye Babet, habite à quelques mètres du marché de Mahébourg. Elle n?est pas du tout satisfaite de la manière dont certains marchands de gâteaux et de dholl puri servent leurs clients sans porter de gants et manipulent de l?argent en même temps. «Les personnes chargées de faire respecter la loi sont trop complaisantes», dit Meetoo, le chauffeur de taxi. «Etant un village qui renferme tout un pan d?histoire et qui est très fréquenté par les touristes, les autorités ne doivent pas tergiverser pour sévir, surtout les lundis et jeudis ou les marchands ambulants sont plus nombreux», ajoute-il.
Revoir les normes sanitaires
Pour ces personnes, il n?y a pas qu?à Mahébourg qu?il faut revoir les normes sanitaires mais à Rose-Belle aussi où s?approvisionnent les gens de cette région. Les personnes interrogées pensent que les autorités doivent organiser des campagnes d?information dans les centres de santé, les villages halls, les centre communautaires et dans les écoles pour sensibiliser les gens sur le risque de toxicité et boycotter tous les marchands où les normes sanitaires sont inexistantes en n?achetant pas leurs produits. «Ils vont alors prendre conscience de leurs manquements lorsque leurs ventes chuteront», déclare Gilberte.
Prem Boodnah, vice-président du conseil des districts de Grand-Port- Savanne est catégorique : «Il y a eu effectivement une prise de conscience du danger après un cas d?empoisonnement avec le kebab à Rose-Belle tout récemment mais j?ai noté ensuite un relâchement et certains marchands continuent à vendre leurs produits exposés à la poussière et aux mouches. Je crois qu?il est urgent qu?on reprenne la situation en main et qu?on prenne des sanctions comme stipulé dans le Food Act».
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